bad teacher mauvaise prof

© olly - fotolia.com

Un procès inédit va s’ouvrir le 27 janvier aux Etats-Unis : neuf étudiants portent plainte contre l’état de Californie, estimant que les lois locales empêchent de se débarrasser des professeurs inefficaces. Ils perçoivent cette situation comme une atteinte au droit à une éducation de qualité pour tous.

« Selon le département fédéral de l’Education, les écoles publiques de Californie se classent 46èmes [sur 50 états] pour la lecture en CM1, et 47èmes pour les mathématiques en 4ème », rappellent les plaignants dans leur argumentaire.

Enseignants titularisés au bout de 18 mois

Ils déplorent qu' »une poignée de lois dépassées » empêche les chefs d’établissement de prendre des décisions sur l’emploi des enseignants « en fonction des besoins de leurs élèves ». Par exemple, ces lois obligent les chefs d’établissements à titulariser de façon permanente un enseignant après 18 mois en fonction, soit « bien avant que leur efficacité puisse être évaluée« , observent les étudiants.

La Californie est aussi l’un des douze états américains à appliquer le principe du « Last In, First Out« , qui prévoit que les enseignants licenciés en cas de coupe budgétaire sont automatiquement ceux avec le moins d’ancienneté, sans considération pour leurs résultats.

Impossible de se séparer des mauvais enseignants

Frank Wells, porte-parole du syndicat d’enseignants California Teachers Association, estime pour sa part que 18 mois suffisent à évaluer la qualité d’un enseignant, et affirme qu’il serait difficilement concevable de classer les enseignants selon leur efficacité.

« On pourrait débattre longuement de ce qui caractérise un mauvais professeur ou un bon professeur », observe Ed Ring, directeur exécutif du centre des politiques publiques de Californie, « mais au final, si et quand vous déterminez qu’un enseignant ne remplit pas sa tâche, vous devez vous en séparer, et c’est impossible en Californie ».