Le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon l’avait annoncé : les discussions sur les enseignants du second degré, entamées en novembre dernier, vont se poursuivre en 2014. Mais selon les Echos, la réforme de leur statut, « si elle voit le jour », ne pourra pas être mise en oeuvre « avant la rentrée 2015« .

Selon le secrétaire général du SE-Unsa, Christian Chevalier, il ne sert à rien, « alors que le problème des rythmes resurgira à la rentrée 2014, d’ouvrir un deuxième front susceptible de mettre en ébullition les salles de profs ». Une allusion à la réforme du temps de travail des profs de prépa, dont le projet avait suscité la colère des syndicats et des associations de CPGE. Un sujet délicat, que le ministre aurait finalement accepté de traiter à part, selon le Snes.

La réforme du statut des enseignants du second degré ne devant pas se faire tout de suite, les syndicats commencent à réfléchir à l’utilisation possible du budget prévu pour les mesures catégorielles. 30 millions d’euros ont en effet été provisionnés à ce titre. Pour Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du Snes, « on peut prendre tout de suite certaines mesures d’amélioration, comme l’augmentation des frais de remboursement des enseignants qui font des remplacements ou la revalorisation de l’indemnité de suivi et d’orientation (ISO) des élèves sans parler de l’évolution des carrières », tandis que Frédéric Sève, secrétaire général du SGEN, veut « très vite poser la question des rémunérations des professeurs des écoles qui sont relativement moins bien payés que les autres ».