Diplômés d’université : une insertion professionnelle réussie

Selon une étude publiée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’université est un bon rempart contre le chômage. Toutefois, son taux d’insertion dépend de la filière choisie. Analyse.

Dans la plupart des pays d’Europe, les jeunes occupent une position particulière sur le marché du travail par rapport aux autres actifs : taux de chômage élevé, part importante des emplois de courte durée, salaires faibles compte tenu du niveau de diplôme… Mais l’université est un bon moyen pour lutter contre le chômage, comme le montre l’enquête sur l’insertion des étudiants diplômés de l’université en 2010 réalisée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Alors que les 15 à 29 ans sont près de 1,9 million en France à ne pas avoir d’emploi ni de formation, cette population rencontre ainsi de grandes difficultés d’insertion dans l’emploi. À seulement 30 %, le taux d’emploi des 15-24 ans en France est deux fois plus faible qu’au Danemark, 1,5 fois plus faible qu’au Royaume-Uni, aux États-Unis ou en Allemagne.

L’université : un pas vers l’emploi

L’université peut être la solution. Sortir de celle-ci ne veut pas forcément dire passer par la case chômage. Bien au contraire, elle insère efficacement ses étudiants. En effet, 90 % des diplômés d’un master, 91 % des licences professionnelles et 88 % des titulaires d’un diplôme universitaire de technologie (DUT) ont réussi à trouver un emploi au maximum trente mois après l’obtention de leur diplôme. La crise n’a donc pas affecté l’université. Toutefois, les écoles d’ingénieurs et de commerces s’en tirent encore mieux avec 96 % et 93 % de taux d’emploi.

Les mathématiciens en tête avec un taux d’emploi de 98 %

Le diplôme est également le meilleur rempart contre le chômage et les cursus les plus longs procurent ainsi un meilleur statut. En effet, les titulaires d’un master occupent à 87 % un emploi de cadre (59 % pour un DUT). De même, plus le diplôme est élevé meilleur est le salaire. Ce dernier médian net mensuel s’élève à 1 900 euros pour un master contre 1 400 euros pour un DUT.

Mais il existe des disparités entre filières. Les plus chanceux sont les scientifiques avec 91 % de taux d’emploi, rémunérés 31 100 euros bruts par an. Et parmi eux, les mathématiciens arrivent en tête avec un taux d’emploi de 98 % et une rémunération brute frôlant les 33 800 euros. Une autre spécialité domine également : l’informatique (un taux d’emploi de 90 % et rémunération annuelle de 32 900 euros). A l’inverse, ceux qui ont suivi un cursus des sciences de l’univers ou de sciences de la vie s’en sortent moins bien (taux d’insertion de 85% et 87% pour seulement 62% d’emploi stable avec un salaire de 27 500 euros bruts annuels).

La ministre Geneviève Fioraso félicite les universités

Geneviève Fioraso, la ministre de l’Enseignement supérieur salue les bons résultats des universités, qui accueillent 62,5 % des étudiants. A moins de trois semaines de l’ouverture d’A.P.B. (Admission Post-Bac), la ministre souligne la qualité des formations offertes par l’enseignement public français, qu’il s’agisse de l’université ou des grandes écoles. Elle rappelle ainsi que la France est passée du 5e au 3e rang pour l’accueil des étudiants étrangers et qu’un grand nombre de ces derniers plébiscitent la France pour la qualité de sa formation.

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