Le 1er janvier, un nouveau contingent d’oeuvres tombent dans le domaine public : le Public Domain Day (« Journée du domaine public ») célèbre chaque année cette « somme impres­sion­nante de connais­sances, d’information et de beauté qui (…) devient gra­tui­te­ment acces­sible à l’humanité ».

En France comme dans les autres pays de l’Union européenne, les oeuvres artistiques, scientifiques et littéraires intègrent en effet le domaine public après 70 années suivant le décès de l’auteur. Ces oeuvres peuvent alors être librement utilisées, remixées, éditées ou republiées sans autorisation des ayant-droits.

Simone Weil et Soutine dans le domaine public

En Europe, les écrits de la philosophe française Simone Weil, du psychologue allemand Max Wertheimer, de l’inventeur serbe Nikola Tesla, ou encore de l’écrivaine jeunesse britannique Beatrix Potter (Jeannot Lapin) deviennent ainsi librement réutilisables.

Pour la musique, on remarquera le jazzman Fats Waller, le compositeur russe Sergueï Rachmaninov, ou encore le compositeur de l' »Apprenti sorcier », Paul Dukas.

Du côté des arts plastiques, l’expressionniste français Chaïm Soutine, la sculptrice Camille Claudel, le peintre postimpressionniste Robert Antoine Pinchon, ou encore l’artiste suisse Sophie Taeuber-Arp font partie des nouveaux arrivants.

Aucun ajout aux Etats-Unis

Découvrez dans le Calendrier de l’Avent du Domaine Public une sélection d’autres personnalités qui ont alimenté cette année « nos biens communs de la connaissance ».

Aux Etats-Unis, aucune oeuvre ne rejoindra le domaine public avant 2019, suite à une réforme du droit d’auteur entreprise en 1978. Si la législation n’avait pas été modifiée, des oeuvres comme le film « Le Pont de la rivière Kwaï », la comédie musicale « West Side Story » ou encore le livre « Sur la route » de Jack Kerouac auraient enrichi cette liste.