La pression pour se conformer aux rôles de genre plus forte dans les écoles non-mixtes

Selon une étude québécoise, la pression des pairs pour se conformer aux stéréotypes sexuels est plus forte dans les écoles non-mixtes.

Les filles sont davantage incitées à se comporter « comme des filles » typiques dans les écoles non-mixtes, révèle une récente étude menée par l’université québécoise de Concordia.

Ces recherches remettent en cause les bénéfices attendus d’une éducation où garçons et filles sont séparées. Par exemple, une étude menée au Royaume-Uni avait révélé que les filles scolarisées dans des écoles pour filles étaient 75% plus nombreuses à se spécialiser en mathématiques ou en chimie que dans les écoles mixtes, donc à choisir leur orientation en fonction de leurs intérêt, plutôt que de se laisser influencer par l’opinion générale qui veut que la voie scientifique soit une affaire de garçons.

« Cela dérangerait les autres filles de ma classe si j’agissais comme un garçon »

Mais les stéréotypes ont la vie dure, et les filles seraient moins tolérantes entre elles sur les déviations de comportement. « Les élèves des établissements non mixtes ressentent plus de pression les poussant à se conformer aux normes de genre (par exemple, «cela dérangerait les autres filles de ma classe si j’agissais comme un garçon»), ce qui porte à penser que l’écolière qui passe plus de temps avec des camarades du même sexe en vient à se sentir obligée de se comporter «comme une fille»« , observe Kate Drury, candidate au doctorat à Concordia et auteure principale de cette étude menée en Argentine, où les écoles non mixtes sont encore très nombreuses.

Kate Drury recommande donc aux parents d’enfants qui ne répondent pas aux normes établies propres à leur genre de « prendre ces facteurs en considération au moment de décider quel est le meilleur établissement scolaire dans leur cas ».

Un dilemme que connaîtront peu de parents en France, où l’enseignement mixte est devenu majoritaire depuis les années 1970, et alors que la Halde dénonce depuis 2010 la discrimination des derniers internats non mixtes.

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