Vincent Peillon promet de mener de front Education nationale et campagne européenne

Candidat aux élections européennes de 2014, Vincent Peillon a promis hier sur Public Sénat de mener de front sa campagne et son activité de ministre de l'Education nationale.

Vincent Peillon ne compte pas démissionner de son poste de ministre de l’Education nationale pour mener campagne pour les européennes de 2014. Il l’a clairement fait savoir hier dans l’émission Preuves par 3 sur Public Sénat.

« Je vais continuer les réformes »

A Katell Prigent, de l’AFP, qui lui demandait s’il allait « pouvoir mener de front [les] ambitions de ce grand ministère et une campagne européenne », le ministre a répondu « je vous le promets, si vous me le demandez ».

« Souvent je l’entends d’ailleurs, y compris à l’Assemblée nationale, les gens s’inquiètent, a poursuivi le ministre. J’ai annoncé la réforme des statuts de tous les enseignants, nous avons annoncé des mesures pour le collège, […] je vais annoncer en janvier la réforme de l’éducation prioritaire, et je les entends, ils disent ‘Arrêtez, arrêtez ! Il fait des réformes tout le temps !’. Et bien je vais continuer les réformes, ma capacité de travail n’est pas émoussée, je connais bien le ministère de l’Education nationale. Et en même temps je ferai cette campagne, parce qu’elle est fondamentale », a-t-il estimé.

Après l’annonce de sa candidature aux élections européennes de 2014, Vincent Peillon n’avait pas exclu de démissionner de son poste de ministre pour mener campagne. Certains avançaient même l’hypothèse de son remplacement par Ségolène Royal.

Classes prépa : « des intermédiaires ont modifié ma pensée »

Vincent Peillon s’est également exprimé sur la polémique liée à la réforme du statut des enseignants de classes prépa. « Nous poursuivons les discussions, a-t-il indiqué. Elles concernaient d’ailleurs tous les métiers du secondaire, puisque les professeurs de classes préparatoires sont des professeurs du secondaire. J’ai ouvert 13 chantiers sur l’ensemble des métiers […] et j’ai dit ‘nous fermerons les chantiers lorsque nous aurons trouvé un accord' ».

« Il y a eu comme souvent entre le ministre et ceux à qui il s’adresse, plein d’intermédiaires qui ont modifié ma pensée. En particulier, ce qui m’avait le plus choqué, mais qui marque bien l’état d’esprit du pays, c’était ‘il va prendre à ces professeurs (dont je reconnais le mérite, j’estime les classes préparatoires) pour donner à l’enseignement prioritaire‘, qui mérite évidemment d’avoir davantage de moyens. J’ai montré que ce n’était pas le cas« , a souligné Vincent Peillon.

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