Discussions sur le métier enseignant : Peillon veut consulter les profs sur le terrain

Le ministre de l'Education nationale envisage de consulter les enseignants dans le cadre des discussions sur les professeurs du 2nd degré, qui se poursuivront en janvier 2014.

Vincent Peillon présentait hier les premiers résultats des discussions sur l’évolution du métier enseignant, ouvertes en novembre. Si de premières mesures ont été annoncées, en particulier pour le primaire, les débats sur les enseignants du second degré se poursuivront en janvier 2014, a indiqué le ministre de l’Education nationale.

Indemnité et pondération des heures d’enseignement

Le ministre souhaite notamment « affiner » le travail mené sur les missions des professeurs du second degré. La création d’une indemnité couvrant les « missions complémentaires » des enseignants du secondaire et la mise en place d’un système de pondération des heures d’enseignement avaient entre autres été évoquées. Vincent Peillon veut que « que les discussions se poursuivent sur la réorganisation de l’ensemble des pondérations. Les professeurs sur le terrain n’ont pas été saisis, je veux qu’on se laisse le temps de les consulter », a-t-il déclaré.

Cela risque toutefois de repousser la mise en application de ces mesures, initialement prévues pour la rentrée 2014. « Je sais que des arbitrages assez rapides sont demandés par les chefs d’établissement mais c’est de ma responsabilité de ne pas brusquer les choses. Il y a encore une possibilité pour que ces mesures soient mises en place à la rentrée 2014 si les discussions se terminent rapidement en janvier. Sinon ce sera pour 2015″, a précisé Vincent Peillon.

Le dossier sensible des classes préparatoires

Le système de pondération des heures d’enseignement proposé par Vincent Peillon avait été très critiqué, surtout par les enseignants de prépa. Le ministre de l’Education nationale souhaite en effet mettre en place une pondération à 1,5 pour toutes les heures d’enseignement en CPGE. Cela avait donné lieu à une pétition, qui comporte à ce jour plus de 49 000 signatures, et à une grève qui avait mobilisé 60 % de la profession.

Pour Daniel Robin, co-secrétaire général du Snes-FSU, « Le dossier des CPGE ne pouvait pas rester en l’état ». Il retient « qu’il n’est pas ficelé et que cela peut encore bouger ». François Portzer, président du Snalc-Fgaf, estime quant à lui que « prendre du temps pour résoudre des situations conflictuelles va dans le bon sens ». Le syndicat, qui avait appelé les enseignants de prépa à une nouvelle grève le 17 décembre, a d’ailleurs annoncé qu’il renonçait à cette action.

En revanche, le Se-Unsa a indiqué être « surpris » par le report des discussions. « Le ministre a entendu ce qu’on lui a dit mais si le 15 janvier, tout n’est pas bouclé, ce sera trop tard pour la rentrée 2014. Je reste serein mais cette annonce nous a pris de court », a déclaré son secrétaire général Christian Chevalier.

Source(s) :
  • AEF

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