Vincent Peillon évolution métiers éducation nationaleLes directeurs d’école et les enseignants de l’éducation prioritaire sont les premiers concernés par les annonces de Vincent Peillon de ce jeudi matin, à la suite de la clôture de certains chantiers sur l’évolution des métiers de l’éducation.

15.000 aides administratives

Le ministre de l’Education nationale augmente notamment les temps de décharge et le montant de l’indemnité pour les directeurs d’écoles primaire, avec une montée en puissance sur 3 ans. Pour les écoles de 4 classes ou moins, les directeurs bénéficieront par exemple de 4 jours de décharge de rentrée dès 2014 (contre 2 jours actuellement), et de 10 jours à partir de 2015. Pour les écoles de 4 à 9 classes, le directeur bénéficiera à la rentrée 2015 d’un tiers de décharge, au lieu d’un quart de décharge aujourd’hui. Du temps libéré pour « travailler différemment » et mieux « animer son équipe, recevoir les parents, travailler avec les collectivités ».

La part complémentaire de l’indemnité de sujétion spéciale (ISS) des directeurs passera dans le même temps de 300 à 500 euros (dans les écoles d’une à trois classes), de 300 à 600 euros (quatre classes) ou de 600 à 700 euros (cinq à neuf classes), soit une « homogénéisation par le haut », souligne Vincent Peillon. Pas moins de « 15.000 emplois aidés d’assistance administrative » seront par ailleurs affectés à leur soutien.

Décharges horaires en éducation prioritaire

Pour l’éducation prioritaire, le ministre de l’Education nationale a « acté » le principe d’une pondération du temps de service de 1,1 (1h en classe sera considérée comme 1,1h, soit une décharge d’1h30 à 2h par semaine dans le secondaire). Les enseignants en zone d’éducation prioritaire bénéficiaient déjà d’une indemnité, mais d’aucune décharge horaire. Cette mesure mise en place dans « 100 réseaux » d’éducation prioritaire « les plus en difficulté » dès la rentrée 2014, sera progressivement étendue à quelque 300 réseaux.

Concernant la formation des enseignants, le ministre crée un nouveau « corps de professeurs formateurs académiques pour le secondaire », équivalant à ce qui existait déjà pour le primaire, avec une indemnité spécifique et une décharge de 3 à 9 heures hebdomadaires. Ces formateurs auront pour tâches principales l' »accompagnement des enseignants, la coordination du travail des tuteurs et (…) la formation dans les ESPE ». Le statut et les missions des conseillers pédagogiques, qui interviennent également dans la formation des enseignants, ont été précisés, et leur indemnité augmenté de 66% pour atteindre 2500 euros.

Les discussions sur le métier d’enseignant se poursuivent

La discussion sur les RASED a également été clôturée par le ministre. « Nous avons redéfini le périmètre de leur intervention », explique Vincent Peillon, qui promet de rétablir les postes supprimés, de remettre en place une formation et de « créer progressivement de nouveaux postes » pour ces enseignants spécialistes des élèves en difficulté scolaire.

Faute d’accord avec les organisations représentatives du personnel, les groupes de travail formés en novembre dernier sur les professeurs des écoles et les enseignants du second degré (parmi lesquels les professeurs de prépa) vont poursuivre leurs travaux au cours des semaines à venir.

Sept nouveaux groupes de travail se réuniront entre janvier et février 2014 pour discuter de l’évolution des fonctions de conseillers principaux d’éducation, chefs de travaux, personnels de direction, personnels d’inspection, personnels administratifs, personnels sociaux et de santé, et contractuels.