Le ministère de l’Education nationale a démenti tout « recul » sur la réforme du temps de travail des enseignants de prépa, indique l’Express.

Alors que Vincent Peillon doit présenter aujourd’hui les premiers résultats des discussions sur le métier enseignant,  l’entourage du ministre affirme que « sur les prépas, les discussions continuent » et qu' »avancer dans les discussions encours n’est pas un recul ». Le ministère envisage plutôt, selon l’Express, de créer une seconde prime pour compenser la décharge en 2e année, en plus de celle promise aux pro­fes­seurs exer­çant au moins 6 heures dans des classes de plus de 35 élèves.

Des discussions pas « mûres »

D’après Le Monde, Vincent Peillon devait annoncer aujourd’hui son intention de repousser le projet pour les CPGE, formulé dans le cadre des discussions sur le métier enseignant, estimant que les discussions n’étaient pas « mûres », et devaient donc rester « ouvertes ».

Le ministre devait aussi confirmer la décharge promise aux enseignants de ZEP, qui pourraient ainsi bénéficier d’allègements de leurs obligations de service. « A terme, cette mesure concernera 300 établissements, un certain nombre, j’espère, dès la rentrée 2014 », avait expliqué le ministre au Monde.

Ne pas avoir « trop de fronts ouverts en même temps »

Toujours d’après Le Monde, le ministre de l’Education nationale avait été invité à lâcher du lest sur le projet concernant les CPGE par l’Elysée, alors que la mobilisation sur les rythmes scolaires se poursuit depuis un an. « On ne peut pas avoir trop de fronts ouverts en même temps. Réussissons la réforme de la formation des maîtres et celle des rythmes qui sont centrales dans la refondation de l’école et ne nous dispersons pas », avait recommandé Yves Durand, rapporteur de la loi d’orientation et de programmation pour l’école, cité par le quotidien.

Dans le cadre des discussions sur le métier enseignant, Vincent Peillon avait présenté plusieurs propositions pour les CPGE. Il envisageait notamment de pondérer les heures d’enseignement et fixer les obligations de service à 10 h hebdomadaires pour tous les profs de prépa. Ces mesures avaient été vivement critiquées par les syndicats et les enseignants, qui craignaient une baisse de leur rémunération. La pétition lancée contre le projet de Vincent Peillon compte à ce jour plus de 49 000 signatures, et la grève organisée le 9 décembre avait fortement mobilisé les professeurs (80 % de taux de participation pour les syndicats et 60 % pour le ministère).

Mercredi dernier, Vincent Peillon avait indiqué sur France Inter que seuls les enseignants faisant beaucoup d’heures supplémentaires seraient « touchés » par cette réforme. « Alors à ceux-là, je dis : ce n’est pas la peine de pen­ser que je vais recu­ler », avait indiqué le ministre.