Pianiste © Minerva Studio - Fotolia.com

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Ceux qui n’ont pu assister au colloque et aux concerts dédiés à Charles-Valentin Alkan organisés du 21 au 23 novembre à Paris par la BNF et la Cité de la Musique, ou encore le 30 novembre au Conservatoire de Paris, vont pouvoir se rattraper.

Le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme de Paris propose, le 12 janvier prochain, un concert dédié à ce musicien, né en 1813, mort en 1888, que l’on redécouvre actuellement à l’occasion du bicentenaire de sa naissance.

A noter, pour les inconditionnels de sa musique, the Alkan Society recense l’ensemble des concerts donnés dans le monde, ainsi que les derniers CD.

Un très grand virtuose

Pianiste virtuose, solitaire, il est réputé être, à 24 ans, le meilleur pianiste français. Il compte parmi ses proches Liszt, Delacroix, Hugo et surtout Chopin.

Comme Chopin, il a composé quasi exclusivement pour le piano, des pièces d’une très grande virtuosité. Parmi ses œuvres les plus importantes, on distingue « La Grande Sonate pour piano », d’une durée de trois quarts d’heure. Elle est très peu jouée en raison de sa trop grande difficulté technique. Ses « Etudes » sont également remarquables. De religion juive, il a par ailleurs eu le projet de mettre en musique la Bible.

Charles-Valentin Alkan se retire définitivement de la vie publique à l’âge de 50 ans, et il meurt accidentellement, écrasé par sa bibliothèque, selon la légende, alors qu’il venait de s’emparer d’un Talmud.

Ecouter une sélection d’œuvres pianistiques (dont « La Grande Sonate »), jouées par Marc-André Hamelin .