Pour dénoncer le « double langage » du ministre sur les heures supplémentaires en prépa, l’UPS annonce aujourd’hui que les enseignants de CPGE scientifiques n’assureront plus l’enseignement de l’informatique, effectué en plus de leur discipline d’origine, à la rentrée 2014.

« Les professeurs de classes préparatoires scientifiques se sont réjouis de l’introduction de cet enseignement dans leurs classes à la rentrée 2013″, assure l’UPS dans un communiqué. Et « en l’absence de toute création de postes spécifiques, beaucoup d’entre eux ont accepté d’assumer cet enseignement en plus de leur discipline d’origine, effectuant ainsi depuis septembre des heures supplémentaires que le ministre leur reproche maintenant », déplore-t-elle. Selon la présidente de l’association, Sylvie Bonnet, « un millier de classes sont concernées, créant un besoin de 250 postes, pour un coût de plus de 17 millions d’euros. En heures supplémentaires, le coût n’est que de 6,5 millions d’euros ».

En conséquence, « les professeurs de l’UPS annoncent la suspension pour la rentrée 2014 de leur participation sous forme d’heures supplémentaires à l’enseignement de l’informatique en deuxième année de classes préparatoires« , indique le communiqué.

L’UPS réagit ainsi au projet présenté par le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon dans le cadre des discussions sur le métier enseignant. Il prévoit notamment de pondérer les heures d’enseignement et fixer les obligations de service à 10 h pour tous les professeurs de CPGE.