Le principal syndicat du primaire, le Snuipp-FSU, et les fédérations CGT, FO et SUD de l’éducation et des agents territoriaux appellent enseignants, animateurs et agents territoriaux à faire grève ce jeudi 5 décembre contre la réforme des rythmes scolaires et le retour à la semaine de 4 jours et demi, appliqués à la rentrée 2013 dans 17% des communes.

La Peep, deuxième fédération de parents d’élèves, a appelé mercredi les parents à se joindre aux manifestations « aux côtés des enseignants », exigeant « une grande concertation sur la mise en oeuvre » de la réforme.

Selon les derniers chiffres du ministère de l’Education nationale, le pourcentage de professeurs des écoles grévistes est de 18,89% au niveau national et 15,64% pour l’académie de Paris. Le SNUipp annonçait mardi plus de 40% de participation, soit quelque 135.000 enseignants en grève.

Une réforme « bâclée » suscitant l' »exaspération » des personnels

Les syndicats de l’éducation déplorent la précipitation avec laquelle a été menée la réforme des rythmes. Le SNUipp estime que « cette réforme mal pensée est largement contestée et suscite l’exaspération dans beaucoup d’écoles » et « demande qu’il n’y ait pas de généralisation à la rentrée prochaine ». L’intersyndicale CGT-FO-Sud juge également que « cette réforme bâclée a été mise en œuvre contre l’avis d’une majorité des personnels », va « à l’encontre de l’intérêt des élèves » et « crée de graves inégalités de traitement sur le territoire ».

Selon un sondage Harris Interactive pour le SNUipp-FSU(1) publié ce mardi, seuls 6% des personnels interrogés indiquent être favorables à la réforme des rythmes scolaires « dans sa forme actuelle ». Les professeurs des écoles constatent en majorité une dégradation de « l’organisation de la semaine de travail » depuis l’élection de François Hollande, et seuls 29% des professeurs des écoles considèrent que « l’école primaire est aujourd’hui une véritable priorité du gouvernement de Jean-Marc Ayrault ».