Les résultats de l’enquête Pisa 2012 ont souligné le caractère inégalitaire du système éducatif français : par exemple, seuls 5% d’élèves issus de milieux très défa­vo­ri­sés se retrouvent dans le groupe des élèves les plus per­for­mants, contre 10% dans la plu­part des pays asia­tiques étudiés. Et les élèves issus de l’immigration ont 2,3 fois plus de risques d’être en dif­fi­culté. Le syndicat SE-Unsa sou­ligne également que « la France est le pays de l’OCDE qui affiche le plus grand écart de per­for­mance en mathé­ma­tiques selon l’origine socio-économique des élèves », un écart qui « s’est creusé entre 2003 et 2012 ».

Les « bonnes pratiques » des pays performants
Lors de la présentation des résultats de Pisa 2012, Eric Charbonnier, de la direc­tion de l’éducation de l’OCDE, a mis en avant quelques initiatives mises en place par les pays ayant obtenu les meilleurs résultats. Il a par exemple cité l’application de poli­tiques de soutien des établis­se­ments dif­fi­ciles, avec des inci­ta­tions pour que les meilleurs ensei­gnants y tra­vaillent, ou l’instauration d’alter­na­tives au redou­ble­ment pour les élèves en difficulté.

Dans ces sys­tèmes éduca­tifs per­for­mants, « on iden­ti­fie les fai­blesses des élèves et on les cor­rige : en France, on fait que les iden­ti­fier », a-t-il également tenu à souligner.