D’après les estimations du Snuipp-FSU portant sur 77 % des départements, 41,6 % des enseignants du primaire participeront ce jeudi 5 décembre 2013 à la grève contre la réforme des rythmes scolaires dans les écoles. Pour Paris, la section départementale prévoit « plus de 30% de gré­vistes et au moins 40 écoles fer­mées ».

Le ministère de l’Education nationale annonce quant à lui des intentions des grève de 21,3 % au niveau national et 22 % dans l’académie de Paris.

Une grève qui divise les syndicats

Le syndicat Snuipp-FSU avait appelé, début décembre, les professeurs des écoles à une grève massive pour réclamer la suspension de la réforme des rythmes scolaires, et l’ouverture de discussions pour écrire un nouveau décret. Les fédé­ra­tions syn­di­cales CGT, FO et SUD de l’éducation et des agents ter­ri­to­riaux avaient rejoint cet appel quelques jours après. La Peep, 2e fédération de parents d’élèves, avait aussi invité fin novembre « les parents à manifester le 5 décembre aux côtés des enseignants » pour « l’ouverture d’une grande concertation sur la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires« .

Le syndicat SE-Unsa n’avait pas rejoint cet appel à la grève, estimant que la « question se posera lorsque le ministre aura donné ses arbitrages » dans le cadre des discussions sur l’évolution des métiers à la mi-décembre. Un avis partagé par le Sgent-CFDT, pour qui il paraît « un peu curieux » de « faire grève alors que les dis­cus­sions s’ouvrent ».