Campagne contre harcèlement Vincent Peillon Eric Debarbieux

Eric Debarbieux et Vincent Peillon.

Quelque 6% des élèves subiraient un harcèlement à l’école, selon le ministère de l’Education nationale : « c’est beaucoup trop » pour Vincent Peillon, qui a présenté ce matin en présence d’Eric Debarbieux un nouveau « plan d’action » pour lutter contre le harcèlementen milieu scolaire.

Huit mesures viennent enrichir la campagne « agir contre le harcèlement à l’école« , initiée par Luc Chatel début 2012. Le site agircontreleharcelementalecole.gouv.fr a été rénové pour mieux présenter les ressources pédagogiques disponibles.

Chimène Badi et Christophe Lemaitre témoignent

Deux clips vidéo mettant en scène la chanteuse Chimène Badi et l’athlète Christophe Lemaitre ont été mis en ligne pour montrer que le harcèlement n’est pas « une fatalité, qu’on peut très bien s’en sortir », explique Vincent Peillon. Plus accessibles pour les élèves de primaire, dix dessins animés en 3D sont mis à disposition des enseignants, pour aborder des sujets comme le racket ou la loi du silence ou en classe. Chacun de ces dessins animés est accompagné d’un guide pédagogique avec des informations et des pistes d’activités.

Six fiches pratiques à destination des victimes, des témoins et des parents indiquent la marche à suivre pour faire cesser cette souffrance. Un guide sur le cyber-harcèlement a aussi vu le jour en réponse à une « forte demande » des établissements.

La cyberviolence « a pris un essor considérable » depuis les premières Assises nationales sur le harcèlement à l’École en 2011, observe Eric Debarbieux, qui préside la délégation ministérielle chargée de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire. « On ne peut pas s’en désintéresser » sous prétexte qu’il a lieu hors des établissements, estime le chercheur.

 

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« Internet pas net », un dessin animé pour aborder le thème du cyber-harcèlement en primaire.

Jusqu’à 2.000 euros pour les meilleures initiatives

En complément de ces outils, la formation des professeurs va s’accentuer : des référents académiques seront notamment formés dans les ESPE, pour pouvoir ensuite intervenir dans les établissements et sensibiliser le personnel éducatif.

Enfin, des prix académiques et huit prix nationaux « Mobilisons-nous contre le harcèlement » récompenseront les meilleurs projets soumis par des élèves à hauteur de 2.000 euros.

Eric Debarbieux invite enseignants et parents à être dans un « état d’alerte permanent », car les victimes de harcèlement ont parfois tellement honte qu’elles n’en manifestent aucun signe. Pour faciliter l’expression des victimes ou des témoins, le numéro vert national 0808 80 70 10 est maintenant décliné dans chaque académie. Le principal objectif du ministère est de réussir à « briser la loi du silence » qui entoure le harcèlement.