Dès le début de la concertation, jeudi 21 novembre, lors du 96ème congrès des maires de France, cette question de la réduction des vacances d’été a été posée : « Personne dans cette salle n’a jamais connu cinq matinées consécutives à l’école. Il y avait auparavant une coupure, le mercredi et avant cela le jeudi », affirme le maire d’une commune de 20 000 habitants du Doubs, selon l’AEF. Il propose la possibilité de maintenir quatre jours par semaine en diminuant les vacances d’été. Mais, le ministre de l’Education, Vincent Peillon, déclare que la réduction des vacances d’été n’ajouterait qu’un problème de plus : allonger davantage l’année représenterait des transports scolaires en plus. Toutefois, selon le maire du Doubs, la réduction des vacances d’été « ne poserait pas de problème aux enseignants ni aux familles » et il suffirait de créer deux zones pour satisfaire l’industrie du tourisme. Jugeant que cela multiplierait les problèmes actuels au lieu de les régler, Vincent Peillon rappelle cependant sa volonté d’organiser « une concertation avec tout le monde » au sujet de la réduction des vacances d’été.

Mercredi ou samedi matin?

Quant au choix du mercredi ou du samedi matin, le ministre de l’Education affirme que « les élus ont demandé que le décret laisse ouverte la possibilité du choix entre le mercredi et le samedi matin ». Cependant, selon le maire de Morbihan, il existe des divergences entre parents (pour le mercredi) et enseignants (pour le samedi) sur ce choix. L’adjointe au maire de Grabels, commune de l’agglomération de Montpellier, affirme que : « nous avons organisé deux conseils d’écoles et il en ressort un désaccord profond entre les enseignants et les parents d’élèves. La mairie propose désormais un moratoire et la suspension de la réforme à la rentrée 2014 pour la proposer à la rentrée 2015″. Xavier Bertrand, maire UMP de Saint-Quentin (Aisne), est également intervenu afin de demander que l’on laisse « la liberté de choix aux maires pour appliquer la semaine de 4,5 jours ». Il rappelle qu’ « aucun texte de loi ne rend obligatoire cette semaine de 4,5 jours : il n’y a qu’un décret ».

« Positiver cette réforme et dédramatiser »

Le maire PS de Belfort, Étienne Butzbach, soutient la réforme : « Dans ma commune de 52 000 habitants, dont 10 000 sous le seuil de pauvreté et 4 500 chômeurs, j’ai vécu le retour à la semaine de 4 jours comme un lâche renoncement. Il faut cinq matinées, c’est une question de salut public« . Quant à Daniel Charbonnel, maire PS du Versoud, il atteste également qu’il faut « positiver cette réforme et dédramatiser« . « Ne pas oublier que les temps d’activités périscolaires sont la conséquence de la réforme, qui est de mettre en place cinq matinées d’école », rappelle-t-il.