Après le Snuipp-FSU, les fédérations syndicales CGT, FO et SUD de l’éducation et des agents territoriaux appellent à leur tour les enseignants à la grève contre la réforme des rythmes scolaires le jeudi 5 décembre.

Suspension de la réforme des rythmes scolaires

Outre « l’ensemble des personnels du 1er degré« , « les personnels des collectivités territoriales, animateurs, éducateurs territoriaux, enseignants artistiques territoriaux et ATSEM, adjoints techniques » sont aussi appelés à se mobiliser.

Les fédérations demandent « la suspension immédiate de la mise en œuvre de la réforme et l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires« . En effet, expliquent-elles dans un communiqué commun, « cette réforme bâclée a été mise en œuvre contre l’avis d’une majorité des personnels et de leurs organisations syndicales, elle a été imposée sans les moyens d’encadrement nécessaires ». Elles déplorent que pour toute réponse, Vincent Peillon prétende « annualiser les obligations de service des enseignants du primaire assurant des fonctions de remplacement ou exerçant sur des postes fractionnés » et « élargir l’abaissement des taux d’encadrement à l’ensemble des activités extra scolaires« . Pour les syndicats,  la réforme est « un échec pour Vincent Peillon », qui doit « répondre au personnel, […] répondre à la grève ».

Ce mouvement n’est « pas juste », selon Vincent Peillon

Le Snuipp-FSU avait appelé les enseignants du 1er degré à la grève pour réclamer la suspension du décret sur les rythmes scolaires et l' »ouverture immédiate de discussions » pour en écrire un nouveau, obtenir « un budget ambitieux pour la transformation de l’école » et une « amélioration des conditions de travail ».

En marge du Salon de l’Education hier, le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon avait jugé que « ce mouvement pour critiquer ce qui se ferait sur l’école n’est pas juste », et affirmé qu' »à un moment, il faut faire attention. J’ai un respect pour les professeurs. Je sais que je leur en demande beaucoup, mais ils savent que c’est dans l’intérêt de l’élève », avait-il déclaré.