Enseignement supérieur : 50% des étudiants de première année ne passent pas en deuxième année

Selon une enquête sur "la réussite et l'échec de premier cycle" publiée jeudi 21 novembre, un étudiant de licence sur quatre abandonne les études ou se réoriente pendant ou après sa première année universitaire. Analyse.

Réalisée par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), l’étude sur « la réussite et l’échec en premier cycle » a révélé que seulement 50% des étudiants inscrits en première année de licence arrivent à passer en deuxième année. Pour le reste, 25% redoublent et 25% se réorientent ou abandonnent leurs études.

L’échec à l’université « concerne principalement la première année après le baccalauréat ».

Selon la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, l’échec à l’université « concerne principalement la première année après le baccalauréat« . Elle précise également que ces mauvais résultats s’expliquent par « une mauvaise orientation, mais aussi une difficulté à s’adapter dans un contexte très différent de celui du lycée ». Même si le plan « Europe 2020 » tente de réduire le décrochage scolaire à moins de 10%, la situation n’évolue pas : en licence en 2008, ils étaient 22% à quitter l’université en fin de première année, ils sont désormais 25%.

Les étudiants choisissant de quitter l’enseignement supérieur en première année « se retrouvent sur le marché du travail, en compétition avec des personnes moins qualifiées », souligne la ministre. Cela leur permettra d’obtenir un emploi, qui sera pourtant en dessous de leur niveau d’études et de leurs capacités.

Le taux d’échec atteint 56% pour les bacs professionnels

Le taux d’échec sur les trois années du premier cycle soit « la part des sortants sans diplôme parmi les jeunes bacheliers ayant accédé à l’enseignement supérieur » mesuré auprès de 17.830 bacheliers, est de 19%. Il est « inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui est de l’ordre de 30% », précise l’étude.

De plus, l’étude note que la probabilité d’échec en France pour les détenteurs d’un bac général est de 9%. Pour les titulaires d’un bac technologique, le taux d’échec s’élève à 29% mais atteint les 56% pour les détenteurs d’un bac professionnel.

Enfin, il existe aussi des différences selon les filières : l’échec est élevé en sciences économiques et gestion (43,8%), en sciences fondamentales et applications (41,9%) ainsi qu’en droit-sciences politiques (41,7%). Mais il est faible en administration économique et sociale (AES) (25,5%). Ces écarts entre filières s’expliquent en partie par l’origine scolaire des entrants en premier cycle: 68% des entrants en sciences économiques et gestion sont titulaires d’un baccalauréat général contre 43,2% en AES.

 

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