7% des enfants souffrent d’une exclusion sociale « extrême »

Selon une étude menée par l’Unicef et l’institut TNS-Sofres, un enfant sur six est dans une situation d’exclusion sociale en France. La ministre de la famille Dominique Bertinotti a appelé à faire de l’enfance maltraitée la grande cause nationale en 2014.

Exclusion sociale

Exclusion sociale © HaywireMedia – Fotolia.com

La France est le pays en Europe qui dépense le plus d’argent pour ses enfants. Et pourtant, sur les 22 495 enfants de 6 à 18 ans interrogés par l’Unicef, 17% d’entre eux sont dans une situation d’exclusion « préoccupante » (mauvaise intégration dans la famille, à l’école, dans le quartier, dans la collectivité). Parmi eux, 7% souffrent d’une « exclusion extrême », selon une étude publiée mardi, intitulée « Écoutons ce que les enfants ont à nous dire« .

5% des enfants affirment ne pas manger trois repas par jour

L’étude montre qu’il réside une forte corrélation entre l’exclusion sociale et la pauvreté. En effet, 42% des enfants qui  ont le sentiment d’être exclus socialement vivent dans une grande privation économique : ils n’ont pas de chambre pour eux seuls, estiment avoir froid à la maison… De plus, l’enquête révèle qu’un enfant sur dix a estimé qu’on ne respectait pas « ses droits dans son quartier, sa ville » et 55% d’entre eux ont répondu « oui » à la question « je peux être harcelé ou ennuyé par d’autres enfants ou jeunes » dans le milieu scolaire. Enfin, 5% affirment ne pas manger trois repas par jour. A l’opposé, 74% ont une intégration sociale « très bien assurée », selon l’Unicef et vivent dans un milieu de vie satisfaisant : accès aux livres, repas équilibré…

Selon les chiffres de l’Insee en 2010, 2,7 millions d’enfants grandissaient dans des ménages vivant sous le seuil de pauvreté. Ces résultats inquiètent le gouvernement : Dominique Bertinotti, ministre de la famille, a jugé que ce « taux d’enfants pauvres est inadmissible en France ».

La ministre de la famille a appelé à la création d’un « ministère de l’Enfance »

En recevant les résultats de la première consultation nationale de l’Unicef France, Dominique Bertiniotti a souligné que « la maltraitance ce n’est pas simplement les coups, ce n’est pas simplement une violence physique, c’est aussi une violence psychologique, des humiliations ». Cette violence psychologique peut donc conduire à une exclusion sociale de l’enfant. Elle a donc exprimé la volonté de mettre en avant l’enfance maltraitée, un phénomène plutôt mal connu en France. De plus, elle a aussi appelé à la création d’un « ministère de l’Enfance » afin de « travailler sur une politique globale » de l’enfant et a estimé que le rapport Unicef « confortait » le gouvernement dans sa préparation de la future « loi famille », attendue en mars.

Partagez l'article

Google

Partagez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée .

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.