« Aucune porte n’est fermée » dans les discussions relatives au métier enseignant, a affirmé lundi Vincent Peillon, à l’occasion de l’ouverture des négociations. S’il s’est dit globalement « optimiste » sur le déroulement des discussions, le ministre de l’Education nationale a évoqué des « obstacles » liés aux « conservatismes ».

Décharge des enseignants de ZEP

Ces conservatismes « sont en train de s’organiser en ce moment même », a souligné le ministre, évoquant les classes préparatoires aux grandes écoles.

Selon Le Monde, Vincent Peillon proposerait entre autres de décharger les enseignants travaillant en zone prioritaire au détriment des professeurs de prépa. Certains profs de ZEP auraient ainsi 1h30 à 2h de cours en moins par semaine. Il s’agirait en fait, selon le quotidien, « de repenser tout le système des avantages et des décharges pour qu’il soit transparent et justifié ». Et le nouveau système n’avantagerait pas les enseignants de prépa, puisqu’il « conduirait à une perte de revenu de 10 % à 15 % pour la majorité » d’entre eux, selon Dominique Schiltz, du syndicat Snalc.

Des discussions autour des ORS

D’autres « sujets lourds » seront abordés lors des discussions, comme les obligations réglementaires de service des enseignants. « Le travail ne se limite pas au face à face avec élève. On n’a jamais été capable de définir ces nouvelles missions et » de voir « dans quelles mesures elles relèvent des ORS », a déploré Vincent Peillon, considérant que « si nous y arrivons, […] ce sera une avancée historique ».

Le projet annuel de performances 2014 prévoit 26,63 millions d’euros pour les nouvelles mesures catégorielles. « Mon budget est connu, nous avons à fixer des priorités », a souligné le ministre. « Si nous identifions certaines [nouvelles] tâches [des enseignants], nous trouverons les moyens de les reconnaître ».

Des négociations pour chaque catégorie de personnel

Vincent Peillon avait annoncé en juillet dernier l’ouverture de discussions relatives aux évolu­tions des métiers de chaque caté­go­rie de per­son­nel.

Les négociations sur les formateurs et les enseignants du 2nd degré commenceront le 22 novembre. Le ministre souhaite notamment accorder des décharges d’enseignement pour les missions chronophages (comme celles des formateurs académiques).

Le 25 novembre s’ouvriront les négociations sur les directeurs d’école. Vincent Peillon envisage l’allègement des heures d’activités pédagogiques complémentaires pour les directeurs d’écoles comportant plus de 4 classes.

Les sujets liés aux Rased, aux conseillers pédagogiques et aux enseignants du primaire seront abordés le 26 novembre. Pour ces derniers, le ministre entend notamment « améliorer les conditions d’affectation afin de régler les situations les plus critiques d’éloignement ».