La suppression du jour de carence dans la Fonction publique, instauré sous le gouvernement Fillon, a été votée hier à l’Assemblée nationale.

L’UMP défend le maintien

Une mesure vivement critiquée par les députés UMP, pour qui le jour de carence permet de faire baisser l’absentéisme et de réaliser des économies. L’ex-ministre du budget Eric Woerth a en outre dénoncé une décision « injuste pour les salariés du privé » pour qui il y a « en général un jour de carence pas pris par charge » par l’employeur. Opposé à la suppression,  l’UMP a tout d’abord tenté de maintenir un jour non rémunéré, en proposant des amendements, qui ont été rejetés, puis d’instaurer trois jours de carence pour les fonctionnaires, sans plus de résultat.

Le jour de carence « sans réelle efficacité »

La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a contesté les arguments de l’opposition en soulignant que le jour de carence n’avait pas fait baisser l’absentéisme, et que les économies réalisées (60 millions d’euros) étaient moitié moins importantes que prévu.

La suppression de cette journée non rémunérée en cas d’arrêt maladie était prévue dans le projet de budget 2014. Selon l’exposé des motifs de l’article 67, le jour de carence était en effet « appliqué aux fonctionnaires sans aucune forme de compensation, et sans réelle efficacité ».