Rythmes scolaires : 55 maires refusent d’appliquer la réforme en 2014

Un collectif de plus de 50 maires, de droite pour la plupart, refuse de mettre en application la réforme des rythmes scolaires "en l'état" à la rentrée 2014.

55 maires, en majorité de droite, ont décidé de boycotter la réforme des rythmes scolaires dans leur commune à la rentrée 2014. C’est ce qu’a indiqué aujourd’hui sur RMC Jean-Michel Fourgous, maire d’Elancourt et initiateur du Collectif des maires contre la réforme des rythmes scolaires, qui rassemble les élus contestataires.

A Courbevoie, Sceaux, Le Raincy, Cannes ou Mâcon par exemple, les maires indiquent qu’ils refuseront d’appliquer la réforme Peillon « en l’état ». Ils espèrent ainsi alerter le gouvernement à quelques jours de la tenue du Congrès des maires du 19 novembre.

Une réforme « infinançable »

Pour Jean-Michel Fourgous, qui évalue le coût de la mesure à 2 milliards d’euros, la réforme est « infinançable » et « n’améliore pas les rythmes scolaires« . « On est des maires responsables, nous ne l’appliquerons pas tant que M. Peillon ne nous aura pas donné une étude précise et fiable sur l’impact budgétaire réel – est-ce que ça coûte 150 euros par enfant ou est-ce que ça coûte 350 ou 500 euros ? Qui paye, combien ça coûte et à quoi ça sert ? Est-ce que vraiment cette réforme a un impact sur les résultats scolaires ? » a-t-il interrogé, rappelant la mauvaise place de la France dans les classements Pisa.

Le ministère ne reculera « pas sur le décret »

« J’ai une ville qui est un modèle scolaire en France, reconnue comme telle » a affirmé le maire d’Elancourt, qui a cité 3 leviers pour améliorer les résultats scolaires. « Premièrement, vous transformez la pédagogie », par exemple avec le numérique, « deuxièmement vous renforcez la formation des profs et troisièmement, vous donnez enfin un peu de liberté, ça rend créatif », a-t-il préconisé.

« Si les maires ne veulent pas organiser le périscolaire, ils devront en rendre compte à leurs administrés », répond aujourd’hui le cabinet de Vincent Peillon, cité par le Figaro, au Collectif. « Nous n’allons pas reculer sur le décret ».

Source(s) :
  • lefigaro.fr

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