Sud Education dénonce, dans un communiqué publié dimanche, un projet de décret modifiant les obligations de service des PE qui pourrait, selon la fédération, engager « un début d’annualisation du temps de travail » des enseignants du primaire.

Une « flexibilisation » du temps de travail

« Au lieu de chercher à résoudre les problèmes posés par la réforme des rythmes dans le respect des statuts, le Ministère vient de communiquer aux organisations syndicales un projet de décret portant ‘modification des obligations de service des personnels enseignants du premier degré‘ qui est une véritable bombe », déplore-t-elle.

Ce décret permettrait en effet d’étendre le temps de travail hebdomadaire des enseignants du primaire « chargés soit de fonctions de remplacement soit de l’accomplissement d’un service hebdomadaire partagé entre plusieurs écoles ». Ce temps est actuellement fixé à 24h d’enseignement (auxquelles viennent s’ajouter 108 h annuelles consacrées entre autres aux APC et au travail en équipe, soit 3 h par semaine en moyenne). La réforme des rythmes n’étant pas appliquée de la même manière dans tous les établissements, le décret prévoirait que « les heures d’enseignement accomplies au cours de l’année scolaire en dépassement des obligations de service hebdomadaire […] donnent lieu, au cours de cette même année, à un temps de récupération égal au dépassement constaté », affirme Sud Education, pour qui c’est « un début d’annualisation du temps de travail des PE qui serait engagé, et assurément une flexibilisation ».

Les jours de récupération décidés par le DASEN

De plus, « dans ce projet : ‘L’autorité académique définit le calendrier des temps de récupération' », certes « ‘après consultation de l’agent’, mais c’est le DASEN qui décidera quand les jours seront récupérés ! », s’indigne Sud Education.

La fédération appelle les enseignants à faire grève le 14 novembre pour obtenir « la suspension immédiate de la mise en œuvre de la réforme, l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires et pour imposer une autre réforme ».