La grogne des parents et des enseignants autour de la réforme des rythmes scolaires ne cesse de croître poussant les parents à s’organiser en véritable collectif. C’est une rentrée difficile à laquelle fait face le ministre de l’Éducation. Ce lundi, en déplacement à Torcy (77), autour de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, il évoque, pour la première fois des ajustements à instaurer en maternelle. Il propose de bonnes façons de s’organiser : respecter le temps de la sieste, mieux distinguer le temps scolaire du temps non scolaire, limiter le surplus d’activités pour éviter la fatigue… L’ensemble de ces recommandations seront transmises au comité de suivi de la réforme qui proposera par la suite une série de nouvelles consignes. Mais, les activités périscolaires instaurées les lundis et vendredis à partir de 15h, sont aussi un sujet qui fait débat : enseignants, directeurs d’écoles et parents dénoncent des journées irrégulières et un réveil anticipé des enfants. Alors Vincent Peillon se défend en insistant sur le fait que «Ce n’est pas le décret qui instaure la fin de la sieste, ce sont les acteurs locaux qui le font».

Critiques et mobilisations

Vivement critiquée, la réforme sur les rythmes scolaires inquiète les parents et les enseignants, tous décidés à manifester, contre, le 14 novembre et à réclamer qu’elle ne soit pas généralisée à la rentrée 2014. «Il ne s’agit pas d’un appel à la grève au niveau national», prévient le secrétaire général, Sébastien Sihr, qui rappelle que le Snuipp, principal syndicat d’enseignants du premier degré, ne demande pas une abrogation du décret mais son assouplissement. Plus motivés encore, les collectifs de parents appellent à un «boycott national» de cette demi-journée instaurée par le décret Peillon. Le message «Ne mettez pas vos enfants à l’école le 13 novembre» est diffusé sur les réseaux sociaux.

Malgré le mécontentement des enseignants et des parents, Vincent Peillon, dans ses propos tenus jeudi sur BFMTV, reste déterminé et n’envisage pas de faire marche arrière. Le ministre a déclaré que toutes les écoles seront obligatoirement aux 4,5 jours dès la rentrée 2014, estimant qu’accorder un délai supplémentaire à certaines communes ne serait « qu’un an de perdu pour les enfants ».