« L’Ecole normale supérieure du 21e siècle » est née

L’antenne bretonne de l’Ecole normale supérieure (ENS) Cachan est devenue, le 18 octobre dernier, la 4e ENS de France. Patrice Quinton, administrateur provisoire de l’ENS Rennes en attendant que l’Etat nomme un président, nous la présente.

Patrice Quinton

Patrice Quinton

Pourquoi avoir créé une 4e Ecole normale supérieure à Rennes ?

Dès le départ, l’objectif était de créer une nouvelle ENS. L’antenne délocalisée de Cachan existe à Rennes depuis 1994. A l’époque, les collectivités locales avaient répondu favorablement à cette création, liée à l’évolution de l’enseignement supérieur en France et à la volonté de regrouper les forces en région. Depuis quelques années, les choses se sont précisées. La logique de développement de l’ENS Cachan n’est plus la même que la nôtre : l’ENS Cachan va s’installer sur le plateau de Saclay tandis que nous cherchons à renforcer nos liens avec les universités et écoles de Bretagne. La création d’une Ecole normale supérieure du 21e siècle en Ille-et-Vilaine est donc apparue naturelle.

Quelles sont les spécificités de l’ENS Rennes par rapport aux trois autres : Paris, Lyon et Cachan ?

Plusieurs disciplines enseignées à Rennes sont assez inhabituelles dans le paysage des ENS. Nous sommes par exemple les seuls à proposer une formation en droit. Autre originalité : nous disposons d’un département « sciences du sport et éducation physique ». Il est également assez atypique de dispenser une formation en mécatronique qui allie génie électrique et mécanique.

L’ENS de Rennes va-t-elle, avec l’autonomie, évoluer, grandir ou changer de fonctionnement ?

Elle va certainement changer son fonctionnement puisqu’elle sera dotée d’un conseil d’administration, de son propre conseil scientifique… Et puis, autre changement notable, le décret relatif à la création de l’ENS (paru le 18 octobre au Journal Officiel) associe l’école aux universités de Rennes I et Rennes II. Pour autant, nos missions restent inchangées : former de futurs enseignants et chercheurs qui se destinent à l’enseignement secondaire, supérieur ou à la recherche. En terme de taille, l’offre de formation va s’étoffer puisque nous disposerons, d’ici quelques années, de deux nouveaux départements : « sciences de l’environnement » et « arts et création numérique ». Aujourd’hui, nous accueillons quelque 400 élèves et étudiants, venus de toute la France, dont 290 élèves normaliens qui ont le statut de fonctionnaires stagiaires. A terme, nous accueillerons 100 étudiants supplémentaires.

Quels sont vos objectifs ? Figurer en bonne place dans le prestigieux mais très critiqué classement de Shanghai en est-il un ?

L’objectif numéro un est d’être le plus efficace possible dans la formation des futurs enseignants et chercheurs, avec l’aide de nos principaux partenaires que sont les universités, écoles et laboratoires de la région. Nous n’avons pas l’ambition de figurer dans le classement de Shanghai , peu pertinent vu notre taille modeste, mais plutôt de participer au rayonnement de la recherche en Bretagne. En revanche, nous avons un objectif à l’international . Tous nos étudiants effectuent déjà un séjour à l’étranger dans le cadre de leur formation ou de leurs travaux de recherche. Nous voudrions désormais accueillir des étudiants étrangers. Pour cela, nous devons évoluer et mettre en place davantage de formations en langue anglaise.

Partagez l'article

Google

Partagez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée .

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.