C’est un artiste contemporain français. On sait juste que v-i-n-c-e-n-t est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Il a étudié l’informatique graphique, et s’est pris de passion pour la 3D. Il a travaillé en collaboration avec Bertrand Lavier. Au fil du temps, il se spécialise en sculpture digitale, et adhère « au principe de la fin de l’image d’ici une cinquantaine d’années. »

Sa récente exposition « Corps libérés » , l’été dernier en province, reposait sur la « réinterprétation dimensionnelle« , partant d’un travail de « translation dimensionnelle ». Autrement dit,
v-i-n-c-e-n-t extrait « du volume à partir d’un plan, crée de la sculpture à partir d’images ».

« Tordre à sa guise »

Au-delà, dans « Corps Libérés », il montre que tous les photomontages de la presse d’aujourd’hui créent un irréel de perfection auquel on croit –piégeant au passage nombre de femmes.

Alors v-i-n-c-e-n-t part au combat : « Je vengerai les femmes (!) sur les déformations qui leur sont demandées, en déformant à mon tour le matériau, comme une reprise de pouvoir sur ces éléments si contraignants, pour mieux les montrer pour ce qu’ils sont, juste du papier et de l’encre, qu’il ne faut pas hésiter à tordre à sa guise, physiquement ou symboliquement.  »

v-i-n-c-e-n-t tord aussi le cou au quotidien : sur son site, on découvre les villes, Paris, New York, voir une simple Vespa, comme on ne les avait jamais vues auparavant.

Une esthétique résolument moderne et intrigante, à découvrir de toute urgence !