Métier enseignant : ouverture officielle des discussions « dans une dizaine de jours » (Peillon)

Selon le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon, les discussions sur l'évolution du métier enseignant seront officiellement ouvertes "dans une dizaine de jours".

Entamées « depuis plusieurs mois », les discussions sur l’évolution des métiers des personnels éducatifs débuteront « officiellement dans une dizaine de jours avec l’ensemble des représentants des personnels », indiquait mardi à l’Assemblée nationale le ministre Vincent Peillon.

Elles porteront « sur tous les métiers de l’éducation, y compris, bien entendu, le statut des enseignants », a précisé le ministre. Si « certaines décisions seront prises avant Noël », d’autres seront prises « un peu plus tardivement afin qu’elles puissent accompagner les réformes qui accompagneront la réforme des programmes : la réforme de l’éducation prioritaire […] et celle du collège« , a-t-il poursuivi.

Vincent Peillon avait initialement annoncé pour septembre la mise en place de 13 groupes de travail chargés de réflé­chir aux évolu­tions des métiers de chaque caté­go­rie de per­son­nel (direc­teur d’école, Rased, per­son­nel admi­nis­tra­tif…). L’un de ces groupes travaillera notamment sur le statut des enseignants et la remise en question des décrets de 1950. Des discussions sur la ges­tion des res­sources humaines (notamment les pre­mières affec­ta­tions et les rap­pro­che­ments de conjoints) seront également ouvertes.

Source(s) :
  • AEF

Partagez l'article

Google

1 commentaire sur "Métier enseignant : ouverture officielle des discussions « dans une dizaine de jours » (Peillon)"

  1. AideauxProfs  8 novembre 2013 à 22 h 37 min

    A propos du métier d’enseignant tel qu’il se vit réellement quand surviennent les premières difficultés, et quand elles s’accumulent, nous venons de co-éditer avec un ancien enseignant reconverti dans l’édition l’ouvrage « Souffrir d’enseigner: faut-il rester ou partir ? » qui est à la fois un outil de prévention du métier d’enseignant (ça n’existait pas) et un outil de remédiation pour ceux qui le vivent mal.
    La réflexion sur le métier d’enseignant telle qu’elle se présente semble occulter un grand pan de la GRH telle qu’elle se pratique actuellement, alors que bon nombre de cadres de l’EN appellent à changer de méthode: les perspectives de carrière des enseignants sont nettement insuffisantes dans une carrière qui s’est allongée de 7 ans depuis la réforme de 2003, la mobilité tout au long de l’année n’existe pas, les empêchant d’espérer changer de métier quand ils n’en peuvent plus. Une fois devenu enseignants, tout est fait dans le système pour les garder là où ils sont, la seule possibilité de s’en sortir étant de tomber malade !
    C’est bien plus que les décrets de 1950 qu’il faut changer, ce projet visant simplement à annualiser les enseignants dans leurs établissements (ce qui supposera que les collectivités locales aménagent les locaux des collèges et lycées pour que les enseignants puissent y préparer leurs cours et y corriger leurs copies), en vue de réaliser des économies. Intégrer toutes les taches des enseignants sera une très bonne chose, pour en finir avec cette fausse définition du temps de travail des enseignants par leur horaire devant élèves, qui les desserts aux yeux de la société.
    Là, on se demande sur quoi le Ministre pourrait bien négocier quoi que ce soit au niveau des corps, sauf à instituer un plus fort % de taux de passage en hors classe, puisqu’il ne dispose pas du budget nécessaire pour accroître les salaires en début ou en fin de carrière. Tout juste peut-il espérer infléchir la position de certains syndicats en les invitant à réformer l’horaire statutaire devant élèves. Il faudrait que cette petite révolution s’en accompagne alors d’une autre, qui serait d’aller vers une GRH au niveau de l’établissement, plus personnalisée, plus locale, mais qui exigera du doigté pour éviter la constitution de potentats locaux.
    Assurément, le Ministre Vincent Peillon s’aventure dans l’un des chantiers les plus périlleux qui soient, Annualiser le temps de travail des enseignants, dire qu’ils font « 30h » ou « 39h » en établissement les fera remonter dans l’estime de la société, mais ne rendra plus ce métier très attractif, car il aura perdu cette flexibilité et cette image de « temps libre » qui le rend toujours si atypique dans la fonction publique.Signaler un abus

    Répondre

Partagez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée .

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.