Epreuves de langues vivantes au baccalauréat : « des modifications urgentes s’imposent » (APLV)

Selon une enquête menée par l'Association des professeurs de langues vivantes, les examinateurs des nouvelles épreuves de langues au baccalauréat 2013 déplorent l'absence d'anonymat et des consignes floues.

L’APLV conteste depuis plus d’un an les nouvelles modalités de passage et d’évaluation des épreuves de langues vivantes, entrées en application au baccalauréat 2013. A l’issue des épreuves, l’association a mené une enquête nationale auprès des professeurs de langues afin de savoir ce qui s’était passé sur le terrain et recueillir « les souhaits des professeurs et examinateurs ».

Nouvelle épreuve orale peu équitable

Depuis cette année, les langues vivantes sont évaluées à l’écrit et à l’oral dans toutes les séries générales et technologiques (il n’y avait pas d’évaluation de l’expression orale dans les séries ES et S jusqu’à maintenant). Selon la synthèse des 686 réponses obtenues par l’APLV, la nouvelle épreuve d’expression orale est approuvée par 56% des professeurs sur son principe, mais beaucoup critiquent ses modalités d’organisation.

Pour cette épreuve, organisée sur le temps scolaire et non pendant les dates de passage du baccalauréat, les professeurs ont souvent été amenés à évaluer les élèves de leur propre établissement, parfois de leurs classes. Ceci pose pour les sondés un problème « de protection personnelle [et] d’équité », tandis que les épreuves organisées sans convocation et sans examinateur extérieur « perdent de leur solennité », amenant les élèves à être « en retard ou absents » ou à faire preuve de « familiarité ».

Manque d’information et d’accompagnement

Les professeurs regrettent aussi le manque d’accompagnement de l’institution « en amont des épreuves » : « aucun enseignant ne fait référence à un stage d’information, très peu évoquent les textes officiels et seules trois réponses font référence à des informations fournies par des IPR », indique l’APLV. L’évaluation sur des « notions du programme », concept insuffisamment expliqué, « a conduit à une très grande frustration » et donné l’impression à de nombreux professeur « que les élèves qu’ils interrogeaient récitaient des résumés appris par cœur, voire même des synthèses copiées d’Internet ».

Quant aux épreuves spécifiques à la série L (littéraire), les professeurs font état d’un « flou total concernant les attentes », « des instructions très vagues et une mise en place des épreuves plus qu’approximative ».

Pour remédier aux disparités de passage entre les établissements, l’APLV demande « que le Ministère mette en place d’urgence un groupe de travail pour procéder à des modifications rapides de ces épreuves, de leur préparation, et de leur calendrier », accompagnées d’informations claires et de formations des professeurs de langues.

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