Réussite scolaire: les parents plus sévères avec l’aîné !

L’autorité des parents influe-t-elle sur les capacités intellectuelles de l’aîné? C’est ce que l’étude “Strategic Parenting, Birth Order and School” («Éducation stratégique, ordre de naissance et performance scolaire») publiée en octobre 2013 par le national bureau of economic research (NBER) vient démontrer.

Selon les économistes Joseph Hotz et Juan Pantano, auteur de l’étude « Strategic Parenting, Birth Order and School », les parents sont plus sévères avec leur premier enfant lorsqu’il a de mauvais résultats scolaires. Ce qui leur permet de traiter avec moins de dureté les écarts des plus jeunes, déjà avertis de la punition qu’ils encourent. «Nous pensons que ces résultats indiquent que les dynamiques de réputation parentale peuvent expliquer en partie l’influence de l’ordre de naissance dans les résultats scolaires», ont affirmé les deux économistes, cités par Slate.fr. Mais la place de l’aîné n’est pas toujours évidente : endosser les responsabilités, servir d’exemple au plus jeune, être le plus sérieux telles sont les obligations qu’il doit respecter à la lettre ! Avec cette pression reposant sur leurs épaules, les aînés n’ont pas d’autre choix que de briller à l’école. «Nous sommes parvenus à prouver de façon fiable et concrète à l’aide du NSLC (une étude américaine réalisée sur plusieurs milliers d’enfants) que les performances scolaires d’un enfant et la sévérité des punitions des parents déclinent avec l’ordre de naissance » soulignent Hotz et Pantano, cités par State.fr.

 

Un Q.I. plus élevé que leurs cadets

La pression augmente sur le second voire les suivants, si l’aîné réussit bien ses études. Considéré comme le chef d’équipe de sa famille, l’aîné n’a pas le droit à l’erreur. Certains parents vont même tout miser uniquement sur le premier enfant pour pouvoir se détendre avec les suivants.

En 2007, 250 000 Norvégiens volontaires ont répondu à une étude publiée dans le magazine Science affirmant que si les aînés avaient un niveau intellectuel plus élevé c’est justement parce qu’ils sont nés en premiers. Selon l’enquête, les aînés auraient en moyenne un Q.I. légèrement plus élevé que le deuxième garçon né dans la famille, soit 103,2 contre 101,2. De même, le deuxième garçon aurait un Q.I. légèrement supérieur au troisième, soit 101,2 contre 100. La sollicitation éventuelle des cadets sur les aînés pour des conseils ou des devoirs d’école établit un rôle de tuteur attribuant au plus âgé un Q.I. supérieur.

Mais, ces résultats ont été contredits par le professeur Kristensen, en charge de l’étude
norvégienne, affirmant que cette recherche « prouve que la rela­tion entre l’ordre de la naissance et le Q.I. dépend du rang social dans la famille et pas de l’ordre de nais­sance en tant que tel ».

 

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