6 syndicats d’enseignants ont écrit mardi à Vincent Peillon pour dénoncer les « multiples problèmes » constatés aux épreuves orales de langues vivantes du bac, et l’inviter à prendre « de façon urgente » des « mesures » pour éviter que cela se reproduise.

Créer une « banque nationale » de sujets

Ces problèmes ont été « recensés tant par les enseignants, les chefs d’établissements, les inspections pédagogiques, les élèves et leurs familles, que par la Dgesco », et concernent « les séries générales (hormis la série littéraire) et technologiques », indique le courrier.

Les syndicats préconisent, entre autres, pour la compréhension orale, de « mutualiser les sujets de l’année dernière dans une banque nationale placée sous la responsabilité des corps d’inspection », d' »indiquer de façon claire que le sujet ne peut être de nature vidéo, pour ne pas introduire une inégalité avec les candidats évalués sur un sujet audio », ou encore de « trancher sur le nombre de documents sonores possible (un seul document [leur] parait suffisant) ».

Une rémunération pour les profs de langues

Pour l’expression orale, le courrier appelle le ministre à « prévoir une période nationale de passation à décliner dans les académies », à « rappeler que le programme porte sur les quatre notions et qu’aucun support écrit ne peut être exigé des élèves », et à « préconiser que l’évaluation soit faite par un autre enseignant que celui qui enseigne au candidat ».

Les syndicats demandent également que les professeurs « de langues soient rémunérés comme le sont ceux des autres disciplines lorsqu’ils s’acquittent de leur devoir de participation aux épreuves du baccalauréat« .

Le courrier est signé de représentants du Snes-FSU, du SE-Unsa, du Snalc-Fgaf, de la CGT-Educ’action, du Sgen-CFDT et de Sud Education.