Le Snuipp-FSU organisera le 20 novembre 2013 un rassemblement national de délégations départementales d’enseignants devant le ministère de l’Education nationale à Paris. Cette journée sera le « point d’orgue » d’une « quinzaine d’action » programmée par le syndicat du 4 au 20 novembre dans les départements sous diverses formes (grèves, rassemblements…). Le Snuipp espère ainsi interpeller le ministre sur la dégradation des conditions de travail des enseignants et réclamer la concrétisation de la priorité au primaire.

Assouplissement du décret sur les rythmes scolaires

Le syndicat estime que cela passe par une remise à plat de la réforme des rythmes scolaires. En effet, « les difficultés liées à [sa] mise en œuvre […] écrasent toutes les autres mesures pour l’école primaire. Tant que le ministre n’apportera pas des réponses sur ce dossier des rythmes, tout le reste sera inaudible », indique-t-il. Il demande donc à Vincent Peillon d' »ouvrir des discussions pour assouplir le décret et permettre de nouvelles organisations […] (un mercredi sur trois libéré pour le travail de concertation, après-midis libérés pour dégager un temps périscolaire conséquent …) ».

Plus de liberté dans l’organisation des 108 h annuelles

Il réclame aussi « la fin du caporalisme et des injonctions hiérarchiques », notamment concernant les contenus des APC ou le calendrier annuel des 108 h. « Les enseignants doivent pouvoir travailler en confiance ! » affirme le Snuipp. Il juge que les 108 h des enseignants du primaire doivent être « laissées à libre disposition des équipes (contenus, organisation….) pour utiliser ce temps pour la réussite des élèves et l’amélioration du fonctionnement des écoles ».

Enfin, le syndicat dénonce le rattrapage de la journée du 2 septembre, « la journée de trop dans ce contexte de dégradations des conditions de travail ».