Parmi les 24 pays -dont 166 000 personnes- à s’être prêtés au jeu de l’enquête, 7 000 participants sont français. Elle permet de tester les connaissances des adultes (16-65 ans) par le biais d’une « évaluation internationale des compétences des adultes » (Piaac). L’évaluation collecte et analyse des statistiques qui aident les gouvernements à évaluer le niveau de compétences des adultes, permettant aussi de départager les pays à travers un classement.

Capacité à comprendre et à utiliser des textes (littératie) mais aussi à résoudre des problèmes en utilisant les outils numériques (numératie) tels ont été les exercices proposés aux participants lors de tests sur ordinateur.

La France fait partie des pays cancres

Les résultats, répartis en six niveaux, sont pour la France et ses voisins italiens et espagnols inquiétants. Les Français, parmi les derniers du classement à l’écrit, représentent 58% pour le niveau 0 à 2 (les pires) et 42% pour le niveau 3 à 5 (les meilleurs). En mathématiques, les résultats des Etats-Unis (21ème sur les 24 pays) se trouvent dans le bas du tableau permettant à la France de remonter d’une place, bien que ces résultats restent toujours inférieurs à la moyenne globale.

En effet, avec une moyenne de l’OCDE qui s’élève à 47% pour les meilleurs, la France, qui arrive à 37%, est mal située. Par ailleurs, seuls 8,3% des Français se situent tout en haut de l’échelle, contre 12,4% en moyenne. Ce n’est pas tout, le pourcentage français concernant les résultats les moins élevés est de 10% de plus que la moyenne de l’OCDE (53%). C’est certifié, les Français sont parmi les plus mal notés de l’OCDE ! Mais le bonnet d’âne revient à l’Italie pour la littératie et à l’Espagne pour la numératie, bons derniers du classement.

A savoir, le niveau de formation et l’origine sociale  engendrent des écarts importants en France comparé à la moyenne des autres pays. Enfin, un individu né sur le territoire français aura moins de difficultés en littératie qu’une personne née à l’étranger, selon l’OCDE.