Selon une note d’information de la Depp publiée début octobre, les académies franciliennes et du nord de la France ont moins de succès auprès des enseignants du second degré que celles de l’ouest et du sud-ouest, d’après l’analyse des 25.000 demandes de mouvement interacadémique formulées en 2012.

Cartes académies attractives mutations Education nationale

La carte des académies plus ou moins attractives pour les enseignants du second degré.

Les académies les plus attractives pour les enseignants (très demandées et difficiles à obtenir) sont celles de Rennes, Bordeaux, Toulouse et Montpellier. Ces académies qui « représentent plus de 43 % des premiers vœux de titulaires alors qu’elles n’abritent que 23 % des enseignants » comptent moins de postes en éducation prioritaire qu’ailleurs. Il n’est pas facile d’y être muté : 25% à 30% des titulaires les ayant demandé en premier choix obtiennent leur mutation. Les enseignants qui y ont obtenu un poste souhaitent rarement en partir, et la majorité des départs sont des départs en retraite.

La Corse et Paris « atypiques »

A l’opposé, les académies les moins demandées sont celles de Créteil, Versailles et Amiens, où les affectations par défaut sont nombreuses. Près de la moitié des néo-titulaires sont affectés dans ces académies, parfois sans les avoir mentionnées dans leurs voeux de mobilité. Cette contrainte explique le grand nombre de demandes de départ : 13 % des enseignants titulaires de l’académie de Créteil, 11,6 % dans celle de Versailles et 7,9 % dans celle d’Amiens ont demandé leur mutation en 2012. Dans ces académies, près de 15% des enseignants exercent depuis moins de trois ans, contre moins de 10% ailleurs.

Les académies de Corse et de Paris sont atypiques : elles connaissent un « turn-over » important, avec trois enseignants demandant à entrer dans l’académie de Paris quand un demande à en sortir, et quatre contre un pour la Corse.