Programmes scolaires : installation du Conseil supérieur des programmes ce 10 octobre

Le Conseil supérieur des programmes, chargé de formuler des propositions sur les contenus des nouveaux programmes scolaires, est installé ce jeudi à l'Institut de France.

Le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon installe ce jeudi 10 octobre le Conseil supérieur des programmes à l’Institut de France. L’instance sera notamment chargée de faire des propositions sur les contenus des nouveaux programmes scolaires élaborés dans le cadre de la refondation de l’école.

Les programmes de maternelle prioritaires

La maternelle sera la première concernée, puisque Vincent Peillon souhaite que les nouveaux programmes s’appliquent dès la rentrée 2014. Selon le syndicat Snuipp-FSU, « l’idée est de repen­ser l’ensemble de l’école mater­nelle par sa base, la petite sec­tion ».

Les programmes de l’école élémentaire seront également remis à plat, la loi de refondation prévoyant l’apprentissage d’une langue vivante dès le CP, la redéfinition de l’enseignement de la morale et la création de nouveaux cycles d’enseignement. Ils devront être élaborés en complémentarité avec les programmes du collège pour faciliter le continuum.

Selon l’ex-recteur Alain Boissinot, qui devrait présider l’instance, « les programmes du lycée viendront dans un deuxième temps ».

Une phase de consultation des enseignants du primaire sur les nouveaux programmes a été lancée le 23 septembre, et se poursuivra jusqu’au 18 novembre. Partant de ces remontées, le Conseil supérieur des programmes formulera des propositions, qui seront à leur tour soumises à la consultation des professeurs.

Des programmes trop chargés pour les enseignants

Pour la majorité des enseignants, cette refonte des programmes de 2008, très décriés par la profession, est nécessaire. Ils réclament une simplification. Une enseignante du primaire interrogée sur Europe1 explique ainsi avoir « un catalogue, avec énormément de notions à aborder, souvent trop tôt ». Elle cite par exemple « la grammaire et la conjugaison en CE1 : l’enfant ne comprend pas à quoi cela va lui servir. Il faut surtout qu’il apprenne à écrire, lire compter, c’est-à-dire le minimum qui doit être acquis par tous », estime-t-elle.

Une « approche originale »

Pour l’historien de l’éducation Claude Lelièvre, le Conseil supérieur des programmes est le « coeur du réacteur de la refondation de l’Ecole », puisqu’il est chargé de formuler des propositions sur les nouveaux programmes, « mais aussi la façon précise de les évaluer, et des recommandations pour une formation des enseignants ad hoc ».

Un Conseil national des programmes avait été créé en 1989 et supprimé en 2005, mais pour Claude Lelièvre, cette nouvelle instance est inédite en France « par sa composition et les modalités de nomination de ses membres ». Un avis partagé par Alain Boissinot, pour qui « l’approche est originale. Car cette fois, on ne demande plus seulement à des experts de l’éducation de se pencher sur les programmes, mais on sollicite aussi le point de vue de députés, de sénateurs, de membres du Conseil économique social et environnemental ».

Parmi les membres du Conseil supérieur des programmes, on trouve Marie-Aleth Grard, d’ATD Quart Monde (nomination du CESE), Denis Paget, ancien co-secrétaire général du Snes-FU, Agnès Van Zanten, sociologue (nominations du ministre de l’Education nationale) ou encore le député Luc Belot (Assemblée nationale). Un arrêté publié au B.O. du 10 octobre dévoile la liste complète des 18 membres composant l’instance.

Source(s) :
  • la-croix.com, europe1.fr, lexpress.fr

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