Les enseignants auront leur mot à dire sur les nouveaux programmes scolaires de l’école primaire, indique le Se-Unsa dans un communiqué publié mercredi 11 septembre. Une première phase de consultation des professeurs et IEN aura en effet lieu du 23 septembre au 18 octobre 2013.

Consultation sur les programmes de 2008

Durant cette première phase, les enseignants seront invités à donner leur avis sur les programmes scolaires actuels, selon une lettre adressée par le Dgesco Jean-Paul Delahaye aux recteurs. Ils devront notamment pointer les parties qu’ils jugent les plus difficiles à appliquer, celles qu’ils souhaitent conserver, et proposer des améliorations. 3h, prises sur les 24h de concertation, leur seront accordées pour cela.

Les contributions académiques, ainsi que celles des équipes pédagogiques et des enseignants (à titre individuel) pourront être soumises via une page dédiée, ouverte sur le site Internet Eduscol. Les synthèses seront envoyée au Conseil supérieur des programmes, installé fin septembre, pour « l’éclairer dans sa réflexion ». Elle seront également « portées à la connaissance des écoles ». Le Dgesco souhaite qu’elles soient transmises « au plus tard le 4 novembre 2013 ».

Une deuxième phase sera lancée en fin d’année scolaire, sur les propositions de nouveaux programmes formulées par le Conseil supérieur. Les 3h accordées aux enseignants pour cette consultation seront prises cette fois-ci sur les 18h d’animation et de formation.

Les syndicats satisfaits de voir évoluer les programmes

Les syndicats ont accuelli avec satisfaction la perspective d’évolution des programmes de 2008, critiqués pour leur lourdeur. Le Se-Unsa regrette cependant que le temps dédié à cette consultation ne soit pas pris sur les heures de classe.

Pour Sébastien Sihr, du Snuipp-FSU, interrogé par Le Monde, « il faut en finir avec l’épisode calamiteux de 2008 ». « L’accent a été mis sur le par cœur, laissant de côté ce qui relève de l’expérimentation, de la découverte, ce qui permet la construction des apprentissages », affirme-t-il. Désormais, « tout l’enjeu est d’élaborer des programmes avec ceux qui vont les mettre en musique », souligne-t-il.

Le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon avait reconnu en février dernier que les programmes de primaire n’étaient « pas les bons programmes » et avait promis de « les revoir » dans le cadre d’un « tra­vail appro­fondi dans la durée » au cours duquel il espérait que « les pro­fes­seurs des écoles, les pro­duc­teurs de savoir les plus éminents » seraient pré­sents.