Suite à l’affichage hier de la première Charte de la laïcité à La Ferté-sous-Jouarre par Vincent Peillon, les réactions de la classe politique sont nombreuses – et unanimes.

Le Monde titrait ainsi hier soir « La charte sur la laïcité remporte une large adhésion politique », citant plusieurs propos : pour Nathalie Kosciusko-Morizet, « cette démarche est plutôt intéressante », pour  Jean-Louis Borloo, cette charte est « un bon texte ».

Plus nuancé , Luc Chatel juge que « c’est un pas dans la bonne direction mais [que cela] ne changera pas forcément les choses ».

Pour le président de l’Observatoire de la laïcité, Jean-Louis Bianco, la charte »ne résoudra pas tous les problèmes. Mais les gens ont besoin de repères, qu’on rappelle les principes qui ne sont pas si bien connus que cela ».

Satisfaction, mais précisions à apporter

Les syndicats enseignants ont de leur côté fait part de leur satisfaction : pour le SE-Unsa, il s’agit d’une « initiative salutaire », pour Sgen-CFDT, d’un « outil du bien vivre ensemble », et le Snalc dit « enfin ! ».

Les syndicats demandent tout de même des aménagements : entre autres, une formation des personnels, des moments de réflexion, la mise en place de ressources pédagogiques.

Du côté des parents d’élèves, la FCPE « salue » cette mesure, tout en ajoutant qu’il faut « expliquer cette charte aux enfants et aux parents et la rendre vivante par des actions visibles ».

La Peep elle a jugé que la charte n’était pas assez concrète et n’apportait pas de réponses aux problèmes du quotidien, en particulier à la cantine.

Enfin, le Défenseur des droits, Dominique Baudis, juge, après avoir salué l’initiative de Vincent Peillon, « urgent de préciser la ‘règle du jeu' ». Il va saisir le Conseil d’Etat en ce sens.