Vincent Peillon a présenté ce matin dans un lycée de La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne) sa Charte de la laïcité.

Enoncée de façon didactique en 15 principes, cette charte vise à rappeler que la laïcité est « un combat, non pas contre certains, mais pour tous, pour ce qui rassemble et doit rassembler tout le monde », a affirmé le ministre.

Si elle prône le fait qu’un élève ne puisse contester aucun cours au nom de la religion – « aucun élève ne peut invoquer une conviction religieuse ou politique pour contester à un enseignant le droit de traiter une question au programme »- la charte reste silencieuse sur certaines difficultés concrètes dans les établissements, telles que les menus à la cantine ou les absences pour fête religieuse.

La présidente de la PEEP, Isabelle Marty, a tenu à souligner ce problème de la cantine, ainsi que celui du sapin de Noël, auxquels la charte n’apporte aucune solution.

« De l’ordre du symbolique »

Mais la charte est avant tout un texte de principe. Elle est « davantage de l’ordre du symbolique qu’un outil pratique », explique ainsi Philippe Portier, directeur du groupe société, religion et laïcité au CNRS.

Dans une circulaire qui devrait prochainement être publiée, le ministère recommande que l’affichage de la charte dans l’établissement « revête un caractère solennel et constitue un moment fort dans la vie des écoles ».

La première charte est aujourd’hui affichée au lycée de La Ferté-sous-Jouarre : elle devra désormais l’être dans tous les établissements scolaires.