Pour mettre en oeuvre sa « révolution civique », l’UMP propose de dispenser, entre autres services, des cours de soutien et d’accompagnement scolaires gratuits.

Présenté dans un « guide pratique » publié par Jean-François Copé le 19 août, le « programme de soutien et d’orientation scolaire » de l’UMP propose, par exemple, d' »organiser, grâce à des enseignants en activité ou à la retraite, des cours de rattrapage, de soutien, de l’aide aux devoirs« , de « mettre à profit les compétences des jeunes étudiants de l’UMP pour des points spécifiques », ou encore d' »organiser des aides à l’orientation avec des professionnels ou des étudiants ». Tous ces services sont assurés par des bénévoles, adhérents ou sympathisants du parti.

Présenté en mai dernier en Haute-Garonne, le projet avait suscité de vives réactions au sein des partis de gauche et des professionnels de l’enseignement, certains s’interrogeant sur les motivations réelles de l’UMP et soupçonnant une « forme de manipulation des esprits ».

Le parti a donc élaboré une charte détaillant « les règles à tenir pour chacun des parties ». Elle impose notamment « la neutralité philosophique et politique […] aux volontaires et à l’élève », ainsi que « le respect des croyances des élèves et de leurs parents », interdisant « tout prosélytisme à l’expression d’une religion, voire d’une idéologie ».

L’UMP critique au passage dans son guide la politique éducative du gouvernement socialiste, estimant qu’il « déconstruit l’école de la République », avec, entre autres, « la suppression de l’aide individualisée en primaire, la fin des internats d’excellence et de l’apprentissage à 14 ans« .