Champignons qui poussent au plafond, excréments dans les escaliers, murs rongés par l’humidité : voilà ce que certains résidents du campus de la George Washington University ont découvert en emménageant dans le dortoir de la prestigieuse université américaine.

Une page Facebook créée

Révoltés par l’insalubrité de leur logement, des résidents d’été du campus ont alors créé une page Facebook avec des photos assez écœurantes de l’état de leur logement, pour « attirer l’attention sur les négligences flagrantes et les pratiques de logement irresponsables » de l’université. Des étudiants se sont alors manifestés, partageant sur la page photos et témoignages similaires.

De la part d’un établissement facturant 60 000 dollars par an de frais de scolarité, hébergement compris, cela a en effet de quoi surprendre. D’autant plus que selon les résidents à l’origine de la page, les équipes de l’université ne se sont pas montrées très réceptives. « Nous avons épuisé toutes nos autres ressources et avons adressé nos remarques à l’équipe, qui ne nous a rien offert de plus que des excuses pour la ‘gêne occasionnée’. Nous espérons que cette page pourra empêcher GW de tirer profit des futurs étudiants et stagiaires », ont-ils expliqué.

L’université « préoccupée »

L’université a indiqué via sa page Facebook être « très préoccupée par ce problème. Ce n’est pas l’expérience que nous voulons pour nos résidents d’été. Nous sommes en train de revoir nos pratiques de maintenance et la façon dont l’équipe interagit avec les résidents d’été », a-t-elle écrit.

Une version contestée par les étudiants. « Personne à l’université n’était préoccupé quand je me suis présentée au bureau du dortoir en larmes parce que j’avais quitté ma chambre à cause d’une inondation et que des champignons poussaient sur mon tapis », a notamment souligné une résidente.