Classement de Shanghai : l’UPMC, 1ère université française, est 37e

La première université française du classement de Shanghai 2013 arrive à la 37e place : il s'agit de l'université Pierre et Marie Curie. 3 autres établissements français apparaissent dans le top 100.

L’université Pierre et Marie Curie (UPMC), première université française du classement de Shanghai 2013, arrive à la 37e place du palmarès. Trois autres établissements français se hissent dans le top 100 : l’université Paris Sud (39e place), l’Ecole normale supérieure d’Ulm (71e place), et l’université de Strasbourg (97e).

Un palmarès des universités contesté

Le classement est dominé par des établissements américains : l’université d’Harvard truste la 1ère place, tandis que Stanford et l’université de Californie, Berkeley, occupent respectivement la 2e et la 3e place.

Seuls 3 établissements français apparaissaient dans le top 100 du classement de Shanghai 2012. Paris Sud arrivait à la 37e place, l’UPMC à la 42e place, et l’ENS à la 73e.

Le classement de Shanghai est un palmarès des universités mondiales réalisé chaque année par l’université Jiao Tong de Shanghai. Il est très contesté en France en raison de ses critères qui privilégient la recherche universitaire à l’enseignement, et aussi parce qu’il se focalise sur les sciences exactes et les sciences de la vie au détriment des sciences humaines et sociales. Une partie de la note est notamment basée sur le nombre d’articles publiés dans les 2 revues scientifiques anglo-saxonnes Nature et Science, et au nombre de citations de ces derniers.

Des critères favorisant les universités anglo-saxonnes (Fioraso)

Si elle se « félicite » de la progression des résultats de la France dans le classement de Shanghai par rapport à 2012, la ministre de l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso rappelle toutefois que « les critères employés sont bien davantage adaptés aux universités anglo-saxonnes qu’aux universités européennes ». Elle souligne l' »accent mis sur un faible nombre d’universités, les universités de recherche », la « sous-représentation des recherches en sciences humaines et sociales » et la « non prise en compte de l’enseignement, du nombre d’étudiants accueillis, de leur insertion professionnelle ».

Même le président de l’UPMC, pourtant en bonne position dans le classement de Shanghai, s’insurge contre sa méthodologie. « Ces classements ne disent rien du talent de nos chercheurs et de la qualité de notre enseignement. En termes de production scientifique, la France est la cinquième puissance mondiale, mais notre organisation et nos financements ne sont pas comparables à ceux des Américains et des Anglais ».

Emmanuel Zemmour, président de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), regrette quant à lui que ces classements n’aient « d’autre justification que d’exacerber la compétition plutôt que la coopération ».

Source(s) :
  • challenges.fr, lemonde.fr

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