L’ADN d’un enfant déterminerait davantage sa réussite scolaire que la qualité de l’enseignement reçu, selon une étude du généticien américain Robert Plomin menée avec l’Institut de psychiatrie du King College de Londres.

58 % de la note en sciences déterminée par les gènes

En effet, selon le scientifique, les résultats de plus de 11 100 jumeaux au Certificat général de l’enseignement secondaire (GCSE) suggèrent que le patrimoine génétique a eu un impact « important » sur leurs résultats. Il déterminerait 58 % de la note en sciences, 55 % de la note en maths, et 52 % en anglais. La qualité de l’enseignement, l’environnement scolaire et familial feraient le reste.

Vers un enseignement individualisé ?

Pour le généticien, l’analyse génétique des élèves pourrait être utilisée pour identifier les élèves à fort potentiel et ceux ayant des faiblesses, et ainsi adapter l’enseignement aux capacités de chacun. Cela pourrait signifier la fin d’un système éducatif « généralisé » et le début d’une nouvelle approche de l’enseignement basé sur les aptitudes individuelles. « Si nous pouvons analyser le génome d’un enfant, nous pouvons adapter l’enseignement pour l’aider s’il a des difficultés d’apprentissage. C’est certainement mieux que de le laisser s’asseoir dans une salle de classe et couler, incapable de lire parce que personne n’a identifié ses difficultés », estime Robert Plomin.

Le ministère de l’Education, où Robert Plomin a été invité à présenter les résultats de son étude, indique qu' »à mesure que nous apprenons de la science, un système scolaire décentralisé, avec de bons professeurs dispensant un enseignement personnalisé, sera encore plus important ».