L’Opinion a rendu jeudi le bulletin de notes des ministres du gouvernement Ayrault, juste avant leur départ en congés d’été. « Leurs six premiers mois à tous avaient été globalement mauvais, parfois même catastrophiques : beaucoup d’amateurisme, énormément d’idéologie, pas mal d’arrogance et quelques égos non maîtrisés », estime l’Opinion. Le quotidien juge-t-il que les ministres se sont resaisis depuis ?

Vincent Peillon « maillon faible »

Vincent Peillon est classé dans les « maillons faibles » du gouvernement. Pour l’Opinion, le ministre de l’Education nationale, « plus philosophe que politique […] n’émerge pas ». Le quotidien juge son discours sur l’école « brouillon » et tacle notamment « la cadence avec laquelle il a lancé la réforme des rythmes scolaires« , qui « ne lui fait pas que des amis. Surtout chez les profs« , note-t-il. Et ce ne sont pas les recrutements d’enseignants qui relèveront le niveau de ce bulletin de notes,  car, selon le journal, ils « ne font pas une politique ».

Depuis son entrée au ministère de l’Education nationale, Vincent Peillon enchaîne les mauvais bulletins. L’année dernière à la même époque, Les Echos et Le Parisien lui avaient décerné un avertissement de conduite pour son premier trimestre. En cause, ses annonces intem­pes­tives concer­nant le retour à la semaine de 4,5 jours et l’allongement des vacances de la Toussaint.

En mai, Les Echos l’avaient classé dans « les ministres qui sont à la peine », empêtré dans la réforme des rythmes scolaires et la création des EspéEnfin, Challenges lui avait décerné en avril la note de 9,9/20 pour son action, une note toujours plombée par une réforme des rythmes « lan­cée sans s’interroger sur les pro­grammes ou le temps sco­laire ».

Fioraso « solide », Pau-Langevin « inconnue au bataillon »

Geneviève Fioraso, en revanche, s’en sort mieux. La ministre de l’Enseignement supérieur obtient une mention « solide », l’Opinion estimant qu’elle « maîtrise ses dossiers ». Elle a notamment « imposé un peu d’anglais à l’université contre les conservatismes et fait la réforme des bourses« , des actions approuvées par le quotidien.

Quant à George Pau-Langevin, elle est pour l’Opinion « inconnue au bataillon ». Les ministres écopant de cette mention « ne sont que ministres délégués, donc structurellement marginalisés, voire étouffés », indique le journal. Mais cela « n’explique pas tout. Il y a de la carence dans l’air », estime-t-il.