Selon le rapport annuel du syndicat étudiant Unef, 24 universités françaises « persistent » à appliquer des frais illégaux en plus des frais d’inscription, bien que ces derniers soient encadrés par des règles strictes censées s’appliquer à tous les établissements.

9 000 euros pour un diplôme d’ingénieur

Le syndicat épingle notamment l’Institut natio­nal poly­tech­nique de Toulouse (INPT), où le coût de l’inscription au master d’ingénieur s’élève à 9 000 euros alors qu’il est fixé de manière règlementaire à 606 euros, l’université Grenoble 2, où il faut compter 800 euros supplémentaires de ser­vices « facul­ta­tifs » muti­mé­dia, l’Agrocampus Ouest et Rennes 1, qui facturent 750 euros de « frais pédagogiques« , et l’université de Tours, qui applique des frais de 150 euros en licence de droit franco-allemand.

Sélection illégale des étudiants

L’Unef dénonce aussi la « sélection illégale » pratiquée dans 27 universités qui choisissent leurs étudiants. En effet, selon le syndicat, « certaines universités préfèrent réduire le nombre d’étudiants inscrits dans leurs formations plutôt que d’affecter leurs moyens à l’embauche d’enseignants et au maintien de leurs capacités d’accueil ». Il déplore par exemple la « sélection, parfois très sommaire en fonction de la série ou des notes du baccalauréat » effectuée par certaines universités pour « limiter leur nombre d’étudiants et exclure les publics les plus difficiles à faire réussir à l’université (bacs pros ou technos, bacheliers dont la note dans certaines disciplines est faible…) ».

Cette sélection illégale concerne, selon l’Unef, particulièrement les universités de Savoie, Bordeaux 1 et Paris X.

L’année dernière, dans le rapport de l’Unef 2012, 31 établissements avaient été épinglés pour frais d’inscription illégaux.