Souvent décrié pour ses mauvais résultats dans les études internationales, le système éducatif français s’en sort pourtant bien sur plusieurs points, rarement mis en évidence. Eric Charbonnier, expert éducation à l’OCDE, liste aujourd’hui les 5 bonnes statistiques de l’école française.

1. L’ouverture de l’école maternelle française « au plus grand nombre ». Eric Charbonnier souligne que « la France fait partie des quelques pays de l’OCDE où la quasi majorité des enfants est déjà scolarisée à l’âge de 3 ans ». Il s’agit d’un avantage, car « les élèves âgés de 15 ans qui ont été préscolarisés ont obtenu de meilleurs scores aux épreuves PISA que ceux qui ne l’ont pas été ».

2. La jeunesse des enseignants du primaire et du secondaire. En effet, dans plusieurs pays, « un grand nombre d’enseignants partiront à la retraite dans les dix années à venir, et les gouvernements risquent de faire face à une véritable pénurie d’enseignants« , indique Eric Charbonnier.

3. Les performances des élèves de 15 ans en compréhension de l’écrit. L’expert explique que, même si « l’échec scolaire s’est aggravé », « la France est au dessus de la moyenne avec 10% d’élèves ayant de scores supérieurs à 678 points dans PISA en compréhension de l’écrit contre 8% en moyenne OCDE ».

4. L’intérêt des élèves pour l’apprentissage des matières. Selon Eric Charbonnier, « les élèves français prennent en général plus de plaisir que la moyenne des pays de l’OCDE dans l’apprentissage des matières : […] dans PISA 2006, […] 75 % des élèves de 15 ans en France déclaraient prendre du plaisir à acquérir de nouvelles connaissances en science (contre 67 % en moyenne dans les pays de l’OCDE) ».

5. L’investissement de la France (même en période de crise) dans son système éducatif : 4 % du PIB en 2010. Celui-ci est plus important que la moyenne des pays de l’OCDE (3,9 % du PIB).