Ecole, collège, lycée, fac : toutes les nouveautés de la rentrée

Retour à la semaine de 4,5 jours dans près d’une école sur quatre, mise en place du dispositif « plus de maîtres que de classes », instauration d’une langue vivante étrangère dès le CP… Les changements concerneront surtout le 1er degré à la rentrée. Tour d’horizon.

Rentrée des classes

Rentrée des classes © Andrey Kiselev – Fotolia.com

Ecole

La réforme des rythmes scolaires constituera le changement le plus important. 4000 communes environ passeront à la semaine de 4 jours et demi dès septembre, soit 22,3% des écoliers et 22,5% des écoles. Christian Chevalier, secrétaire général du SE-Unsa, prévoit « un bouleversement dans les pratiques pédagogiques ». « Nous serons très vigilants car la mise en œuvre est loin d’aller de soi », prévient Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU. La principale inconnue repose sur l’accueil périscolaire, organisé par les collectivités territoriales : « Nous aurons un patchwork d’organisations », estime Sébastien Sihr, dont le syndicat a mis en ligne un espace de mutualisation afin d’obtenir un aperçu de la réforme sur le terrain. Selon le SNUipp, les situations sont très disparates : « L’école se terminera classiquement vers 15h45. Ensuite, il y aura soit des activités sportives encadrées, soit de la garderie. Dans certains cas, ce sera gratuit et dans d’autres ça coûtera 20 euros par semaine et par enfant… Il y aura donc un accroissement des inégalités ! »

Autre nouveauté : l’enseignement des langues vivantes étrangères doit devenir obligatoire dès le CP. « Un effet d’annonce ! », dénonce Christian Chevalier. « Cela ne se mettra pas en place partout dès la rentrée », confirme Sébastien Sihr, « en CE1 où l’enseignement est censé être obligatoire, seuls 8 élèves sur 10 en bénéficient. Toutes les enquêtes montrent qu’il y a une difficulté professionnelle : d’une part les professeurs des écoles ne sont pas tous bien armés pour enseigner une langue étrangère et, d’autre part, ils n’ont pas toujours tous les outils pédagogiques nécessaires. »

Quant au dispositif « plus de maîtres que de classes », il débutera dans les écoles de l’éducation prioritaire. « Mais ça ne pourra pas être une bouteille à la mer », prévient Sébastien Sihr, « il faudra faire confiance aux équipes pédagogiques. Il ne faudrait pas que ça se transforme en un dispositif rigide et administratif ».

Collège/lycée

Pas de grand changement en perspective dans le secondaire, hormis la création de 10 000 postes supplémentaires. « Pour le collège comme pour le lycée, 2013-2014 sera une année de transition », indique le ministre dans la circulaire de rentrée  . Le chantier du collège s’ouvrira cependant dès la rentrée, avec la mise en place progressive du conseil école-collège. L’histoire-géographie redeviendra obligatoire en terminale S, alors que cet enseignement avait été relégué au rang d’option.

Enseignement supérieur

Qu’est-ce qui attend les étudiants ? « Pas grand chose, malheureusement ! On s’attend à une rentrée difficile », explique Marc Neveu, co-secrétaire général du SNESUP. Selon lui, la situation budgétaire des universités risque d’impacter les étudiants les plus en difficultés : « si on en croit seulement les présidents d’universités, 411 postes d’enseignants seront gelés. Des formations seront rabotées, des économies seront faites un peu partout, notamment sur le volume horaire des cours. Du bricolage pour vaincre la misère ! » D’après Le Monde , 16 universités sur 76 prévoient d’être déficitaires en 2013. Ce qui fait craindre à Marc Neveu « des mises sous tutelle rectorale ». Les directeurs de composantes de Paris 13 ont même déposé une motion pour protester contre les coupes budgétaires, en menaçant de ne pas organiser la rentrée en septembre. Les intitulés de licence devraient quant à eux passer de 320 à 40 à la rentrée 2014, afin de rendre l’offre universitaire plus lisible.

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