Le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon pourrait remettre en question les décrets de 1950 régissant le métier d’enseignant. Un groupe de travail réfléchira en effet, dès le mois de septembre 2013, à ce sujet polémique.

Les obligations de service critiquées

C’est notamment la définition actuelle du temps de travail des enseignants qui pose problème. En effet, d’après les textes officiels, un enseignant certifié est tenu d’effectuer 18h de cours par semaine et un enseignant agrégé 15h. C’est la seule définition claire des obligations de service des enseignants, mais ses détracteurs lui reprochent de ne pas tenir compte des heures de préparation des cours, de correction, ou de suivi des élèves. Ils estiment que l’implication personnelle du professeur n’est pas assez considérée dans son évolution de carrière.

Réflexions sur l’éducation prioritaire et le collège

Douze autres groupes de travail seront mobilisés par le ministre à la même période pour réfléchir aux évolutions des métiers de chaque catégorie de personnel (directeur d’école, Rased, personnel administratif…). Vincent Peillon a en effet annoncé mardi lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale sa volonté d’ouvrir « à la rentrée de nouveaux chantiers : la réforme de l’éducation prioritaire […], la réforme du collège et la réforme du métier d’enseignant ».

Une demi-journée sera libérée afin que les personnels puissent prendre part au travail effectué sur l’éducation prioritaire, la réforme du collège et les programmes scolaires de primaire, a également annoncé mardi le ministre aux syndicats.