Les nouvelles technologies développent la coopération, le partage et la créativité des élèves, affirment des enseignants américains. Selon un sondage réalisé par le Pew Research Center (think tank américain qui se dit apolitique et neutre) auprès de 2.462 enseignants spécialisés dans le soutien scolaire(1), ces enseignants estiment que l’impact d’Internet, des réseaux sociaux, des téléphones portables et des SMS sont plutôt bénéfiques pour le développement personnel de leurs élèves.

La quasi-totalité des répondants (96%) estime en effet que les technologies numériques « permettent aux élèves de partager leur travaillent avec un public plus large et plus diversifié », 79% d’entre eux pensent que ces outils « encouragent une plus grande collaboration » entre les élèves, et 78% observent un impact positif sur « la créativité et l’expression personnelle ».

La qualité d’écriture laisse parfois à désirer

« Ces résultats contredisent sur plusieurs points l’idée que les compétences d’écritures sont détériorées par l’augmentation de l’usage des outils et plateformes numériques », souligne Kristen Purcell, directrice adjointe du Pew Internet Project. « Les professeurs s’inquiètent que les outils numériques brouillent les lignes entre écriture formelle et informelle, et voient que les compétences en écriture ont besoin de s’améliorer, mais ils voient aussi l’intérêt pour les étudiants d’avoir plus de personnes qui réagissent à leurs écrits, et les nombreuses opportunités d’expression que ces outils numériques offrent. »

Les enseignants consultés utilisent eux-mêmes de nombreux outils numériques pour leurs cours, comme GoogleDocs pour l’édition collaborative de textes, l’élaboration de wikis, la correction en classe sur tableau numérique, et la publication des écrits de leurs élèves sur des forums en ligne.

Dans le même temps, les enseignants sont conscients que la qualité d’écriture peut se dégrader sur ces nouveaux supports. Ils sont 68% à dire que les outils numériques rendent les élèves plus enclins à « prendre des raccourcis et ne faire aucun effort » pour écrire, et 46% à dire qu’ils risquent d’écrire « trop vite et être négligents ». Mais si 40% des sondés pensent que les nouvelles technologies développent l’usage « d’une orthographe et d’une grammaire pauvres », 38% pensent le contraire.