La loi sur l’enseignement supérieur et la recherche a été adoptée mardi. Isabelle Barth, directrice générale de l’Ecole de Management de Strasbourg, juge que cette loi et les débats ayant précédé son vote, ont représenté un « non sujet » pour beaucoup de personnes.

Son école a la particularité d’être « la seule Business School Française à être inscrite dans un pôle universitaire pluridisciplinaire d’excellence : l’Université de Strasbourg ». Elle est ainsi concernée par les problématiques des écoles aussi bien que de l’université.

Dans son entretien, Isabelle Barth explique ainsi que « la loi a été un non sujet pour beaucoup, car les établissements sont tous dans une forme de ‘sauve-qui-peut’ au quotidien. Tout doit se faire à moyens constants, dans les universités comme dans les écoles ».

Pour elle, les « conseils académiques » (nouveau conseil universitaire créé dans le cadre de la loi) apparaissent comme des « ‘machins’ complexes et ingouvernables », et les contrats de site particulièrement « boîteux ».

Elle souligne enfin qu’actuellement, ce qui est considéré dans l’enseignement supérieur comme de l’innovation n’en est pas vraiment. « Donner des Ipads aux étudiants, faire des doubles diplômes ingénieur-manager, ouvrir des campus » ce n’est pas de « l’innovation de rupture » estime-t-elle.