Cette année, ce sont les Diane et les Adèle qui ont le mieux réussi au baccalauréat. Près de 20 % des candidates portant ces prénoms ont en effet décroché une mention Très bien. En revanche, moins de 2 % des Cynthia, Brian, Hakim, Kimberley ou Assia l’ont obtenue.

C’est ce que révèle le chercheur Baptiste Coulmont, qui vient de publier l’édition 2013 de son étude « Prénoms et mentions au bac ». Chaque année, il y étudie la proportion de candidats qui obtiennent une mention TB à l’examen, en fonction de leur prénom.

Bien sûr, comme l’indique Baptiste Coulmont sur son blog, « le prénom lui-même n’a aucune influence, il est le reflet indirect de l’origine sociale des parents ». En effet, « le prénom indique — de manière imparfaite et floue — l’origine sociale de celles et ceux qui le portent, et la réussite scolaire est, en partie, liée à cette origine sociale », explique-t-il. Par exemple, les prénoms Brian, Cynthia ou Kimberley, popularisés par les séries TV américaines, seraient le reflet d’une origine sociale plus modeste, avec des parents moins diplômés. Etudier la répartition des mentions en fonction du prénom serait donc un moyen détourné d’étudier la relation entre le niveau de diplôme des parents et la réussite au bac des enfants.