Le syndicat Snes-FSU a remis en cause dans un communiqué les conclusions du rapport « Regards sur l’éducation 2013 » de l’OCDE, qui font état d’importants écarts entre les salaires des enseignants du primaire et ceux du secondaire.

Des rémunérations « strictement identiques »

Le rapport affirmait notamment qu’après 15 ans d’exercice, un ensei­gnant de col­lège gagne en moyenne 9% de plus qu’un ensei­gnant de pri­maire. Mais selon le syndicat, « mêler, dans le calcul de la rémunération d’un enseignant du second degré, celle des certifiés et celle des agrégés est incorrect ». Et « les rémunérations hors primes et heures supplémentaires sont strictement identiques pour les professeurs des écoles et les professeurs certifiés, catégorie la plus nombreuse d’enseignants du second degré », affirme-t-il.

Le temps de travail en question

De plus, alors que le rapport de l’OCDE souligne que les enseignants du primaire ont 40 % de temps de classe en plus que ceux du secondaire, le syndicat rappelle que « le temps de travail ne se limite évidemment pas au temps de classe », mais « comporte les heures devant élèves, celles de préparation, d’évaluation, les heures de concertation, de rencontre parents/profs… qui sont d’autant plus importantes qu’un professeur du second degré a la responsabilité de 4 à 18 classes sur des niveaux différents ».

« Les données publiées sont partielles et partiales », estime le Snes-FSU, qui déplore que le ministère transmette « à l’OCDE non pas des données statistiques mais des cas type qu’il élabore lui-même et qui ne reflètent aucune situation précise ».

« Il est urgent d’améliorer la rémunération et les conditions de travail de l’ensemble des enseignants », conclut le syndicat.